dimanche 21 novembre 2010

Bernard Lavilliers , en show à la FNAC ce samedi 20 novembre , une rencontre musicale ......Le Nanar il est en super forme !!

Bernard Lavilliers , en show à la FNAC ce samedi 20 novembre , une rencontre musicale ......Le Nanar il est en super forme !!
Bernard Lavilliers était en show case à la FNAC Montparnasse pour nous présenter son nouvel album
  • "Causes perdues et musiques tropicales"
  • Un grand moment de pur plaisir !!
  • Chansons , interview, dédicaces.......
  • Je n'aurais pas rater cet évènement !
  • Je vous fais partager ce grand moment par quelques photos et videos !!
Bernard Lavilliers - extrait de la chanson L''Exilé, envoyé par ZAB15. - Regardez plus de clips, en HD ! Bernard Lavilliers - extrait de la chanson " Cafard" envoyé par ZAB15. - Regardez plus de clips, en HD !
Bernard Lavilliers - extrait de la chanson " O' GRINGO " envoyé par ZAB15. - Regardez la dernière sélection musicale. Bernard en pleine dédicace: Et alors là je vais faire des jaloux et jalouses mais ...voilà on a pausé ensemble !! Le site: http://www.bernardlavilliers.com/ Pour découvrir son nouvel album et trouver les concerts !! début de la tournée en février 2011 et passage à Paris du 5 au 13 mars 2011 !!

samedi 20 novembre 2010

"Sans terres et sans reproches " le film de Stéphanie Muzard Le Moing en projection-débat au Parlement européen

"Sans terres et sans reproches " le film de Stéphanie Muzard Le Moing en projection-débat au Parlement européen
  • C'était le mardi 16 novembre 2010
  • Cette projection débat a été organisée par Catherine Grèze et Sandrine Bélier , députées européennes françaises d' Europe Ecologie. Invitée , j'ai pu donc découvrir cet immense bâtiment qu'est le Parlement Européen de Bruxelles et assister à cette soirée .
  • Etaient présents plusieurs personnalités : José Bové, Catherine Grèze, Sandrine Bélier député-es européen-nes d' Europe Ecologie; Stéphanie Muzard Le Moing, artiste-cinéaste engagée ; Jacques Maret, paysan-éleveur de vaches laitières en bio en Charente-Maritime , membre du MDRGF et auteur du livre «Le Naufrage Paysan : Ou comment voir l’avenir en vert».
  • Le film (pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ! Pourtant j'en ai déjà parlé plusieurs fois ! ) , le synopsis : Sans terres et sans reproches est un voyage chez les paysans résistants du Quercy, au cœur du parc Naturel des Causses, à l'heure de la mondialisation de l'industrialisation de l'agriculture et de la baisse du nombre d'installations agricole. Qui se cache derrière nos assiettes et qui s'installe? Rencontres locales pour le constat d'une guerre mondiale...
Ci dessus à droite, Sandrine Bélier députée européenne et Stéphanie Muzard Le Moing; à gauche , Stéphanie et José Bové député européen
  • Le débat et le film porte sur les problèmes rencontrés par les agriculteurs qui souhaitent s'installer en bio et sur les difficultés de l'agriculture , sur les méfaits de l'agro-industrie sur notre alimentation et sur l'environnement, sur la PAC et les règles imposées par l' Europe.
  • Ci-dessus de gauche à droite : Jacques Maret, Sandrine Bélier et Stéphanie Muzard Le Moing
  • Extraits video du débat :
  • Présentation du film par Stéphanie Muzard Le Moing , méthodes alternatives, circuits courts, agriculture biologique..
Stéphanie Muzard Le Moing présente son film au parlement envoyé par ZAB15. - L'info video en direct.
  • Jacques Maret, paysan -éleveur de vaches laitières bio en Charente-Maritime, et auteur du livre : "le naufrage paysan ou comment voir l'avenir en vert"
  • Il nous parle de l'autonomie des régions , l'exemple du Limousin..
Le Limousin était il y a une cinquantaine d'années autonome pour ses légumes et sa viande, à 80% . Aujourd'hui, la région limousine produit 6-7 fois sa consommation en viande bovine, et 5-6 fois sa consommation en pommes et viande ovine pour l'exportation et est dépendant pour le reste à 92% .... Jacques Maret au parlement européen : autonomie des régions. envoyé par ZAB15. - L'info internationale vidéo.
  • Jacques Maret nous parle des normes imposées par l'Europe . Il admet que l'on impose des normes ( nécessaires à la santé publique) à sa production mais ces mêmes normes devraient être imposées aux produits chimiques utilisés en agriculture.
  • L'exemple du désherbant le Round Up commercialisé par Monsanto.
  • Le MDGRF ( Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures) et Jacques Maret ont étudié les Autorisations de Mise sur le Marché ( AMM) de certaines formulations à base de glyphosate de marque Round Up obtenu par la société Monsanto.
  • Ces AMM ont été données sans prendre en compte la présence du polyoxyéthylène amine (POEA), présent dans les formulations Round Up® en tant que substance active. Or, le POEA a une action spécifique sur les végétaux traités (cf. avis AFSSA n°2008-SA-0034 du 26/03/09), ce qui correspond à la définition d’une substance active selon la Directive n° 91/414. Ces AMM ne répondent donc pas aux exigences légales, notamment celles de l’arrêté du 6 septembre 1994.
  • Les Round Up Express et Round Up GT Plus ont en outre été autorisés « pour les usages en jardin amateur ». Pour de telles autorisations, il doit normalement être établi « des garanties de moindre dangerosité [pour] leur action potentielle sur des populations particulièrement vulnérables telles que les jeunes enfants et les animaux domestiques (…) ». Or, l’avis de l’AFSSA du 16 avril 2007 sur la demande d’AMM n° 2010321 indique que « le risque pour les personnes (enfants par exemple) pouvant pénétrer sur les surfaces traitées n’a pas été évalué ». Ceci est contraire aux dispositions légales, et notamment celles de l’arrêté du 6 octobre 2004 relatif aux conditions d’emploi de cette mention « emploi autorisé dans les jardins ».
Intervention de Jacques Maret, au parlement européen envoyé par ZAB15. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
  • Stéphanie Muzard Le Moing, réalisatrice du film "sans terres et sans reproches" charge Sandrine Bélier , députée européenne Europe Ecologie d'offrir un exemplaire dédicacé du film à José Manuel Barroso , président de la Commission Européenne que l'on sait être pro-industries agro-alimentaires .. Un geste de salubrité publique en somme.... Il faut l'informer ce président !!
stéphanie Muzard Le Moing - un DVD du film pour Barroso! envoyé par ZAB15. - L'info video en direct.
  • Merci à Sandrine Bélier , à Catherine Grèze, de nous avoir inviter à cette soirée enrichissante , au sein de ce grand paquebot qu'est le Parlement Européen, à Stéphanie pour son film ( bon c'est au moins la 5 ème fois que je le vois et toujours avec autant de plaisir !! ) et son amitié , à Jacques Maret pour le partage de ses connaissances et de son expérience , à Céline assistante parlementaire de Sandrine ..
  • Nous voilà Stéphanie et moi au sein du Parlement Européen !

lundi 15 novembre 2010

Voyage au coeur du Quercy chez les paysans bio de Marcilhac-sur-Célé : Partie XI: Randonnée cycliste à CABRERET

Voyage au coeur du Quercy chez les paysans bio de Marcilhac-sur-Célé : Partie XI: Randonnée cycliste à CABRERET
  • Enfournant nos montures à 2 roues, nous partîmes de bon matin de Marcilhac sur la route menant à Cabreret, en suivant le Célé......
  • Nous passons Sauliac-sur-Célé sous les falaises de calcaire
  • Sur ces falaises , nous pouvons apercevoir des maisons troglodytes accrochées aux roches
  • Même une chapelle !!
  • A 3 kms en amont de Cabreret nous découvrons une source qui porte le nom de Résurgence de la Pescalerie. Elle est située juste derrière une grosse maison dans un bassin construit au pied de la falaise.
  • Quelques photos en cours de route ...
  • Nous arrivons sur Cabreret , découvrant les maisons troglodytes et les ruines accrochées à la falaise
  • Le pont de Cabreret sur le Célé
  • CABRERET
  • Cabreret est un petit village , sur le Célé, qui s'étend sur 43,4km2; à 158m d'altitude. Ses habitants sont au nombre de 233 ( dernier recensement de 2007 ).
  • Il est situé à 18kms au nord-est de Cahors.
  • Le village de Cabreret se niche au pied de la falaise de Rochecourbe, haute falaise qui porte sur sa verticale les ruines d'un chateau des Anglais dit aussi Chateau du Diable accroché à une corniche.
  • Le Chateau des Anglais ou du Diable est encore pourvu d'une tour et d'une fenêtre à meneaux .
  • Il fut d'abord au moyen-âge , la demeure des seigneurs de Barasc . Pendant la Guerre de Cent Ans , il tomba en 1380 aux mains des grandes compagnies au service des anglais d'Aquitaine ( d'où son nom).
  • Dix ans plus tard, Jean d' Hebrand seigneur de Saint-Sulpice , le reprenait , et le démolissait.
  • Le Chateau du Diable est situé en aval de Cabreret , dominant la route de 25 .
LA GROTTE DE PECH - MERLE
  • Nous avons repris nos vélos pour nous rendre à la Grotte de Pech-Merle .. Il nous faut faire une montée de 3 kms pour la rejoindre. La Grotte de Pech-Merle est un des plus beaux témoignages laissés en Europe par nos lointains ancêtres, peintres et graveurs de la préhistoire. L'entrée actuelle est située au creux d'un vallon, à 280m d'altitude . Le sous-sol est un labyrinthe où les galeries se superposent sur 3 étages. Un 4ème étage , noyé , exurge en siphon, en période de crue, sur les vallées.
  • Nos efforts ont été récompensés car la grotte est vraiment splendide et passionnante!
  • Elle a été aménagée pour le public en 1926.
  • La visite est limitée en temps et en nombre de personnes ( 50 minutes, et 25 personnes / visite ) afin que les expirations ( et donc le CO2) des visiteurs ne menacent pas les peintures sur les murs.
  • Les galeries exploitées sont aux 2 plus haut niveaux, environ 100m au-dessus des rivières.
  • Cette grotte contient des centaines de gravure et de représentations, dont de nombreux chevaux
  • Elle possède également de multiples concrétions, qui sont de véritables oeuvres d'art créées par la nature. Le silence est uniquement troublé par le bruit de l'inlassable goutte d'eau qui façonne la concrétion.
  • Histoire de la grotte :
  • L'entrée actuelle , artificielle, aété creusée en 1923, dans l'épaisseur de la voûte ( 13m). L'entrée de la découverte de la grotte se situe à l'opposé.
  • En 1914, le Dr Redon , étudiant en médecine et André Touzery parvinrent à travers stalactites et stalagmites jusqu'à la Salle Rouge. En février 1920, l' abbé Lemozi, curé de Cabrerets , avec des enfants de la paroisse, . David (fils des propriétaires du terrain), H. Dutertre, Louis Gineste et H. Vinel, commença l'exploration de l'igue David; ils trouvèrent des ossements d'animaux .
  • En avril 1922, A. David et H. Dutertre décidèrent d'effectuer une nouvelle descente dans l'igue. Il dégagèrent l'argile qui obstruait un boyau et aboutirent à la Salle Blanche. Le 4 septembre 1922, munis de matériel de fortune, ils s'engagèrent dans une galerie rampante, franchirent des châtières pleines de concrétions et débouchèrent dans les salles préhistoriques. La grande galerie , riche de plusieurs peintures pariétales fut explorée le 22 septembre 1922.
  • La Salle de la colonne brisée et frise noire:
  • On y trouve des dessins au niveau de la frise noire (faits aux charbon de bois) : chevaux, bisons, mammouths qui remontent à la phase froide du magdalénien ancien soit environ 16000ans.
  • La salle des Peintures:
  • Sa largeur atteint 40 vers le fond . L'eau , ayant entrainé les sédiments vers les réseaux plus profonds, dévale dans un puits de soutirage . Dans un bassin suspendu, alimenté par une cascade intermittente, se sont formées les perles des cavernes ou pisolithes, petites billes blanches , sphériques. Il s'agit de petits graviers ou grains de sable entrainés par l'eau de la cascade.
  • Ces éléments pris dans de petites cavités du bassin s'enrobent de calcite en se polissant sous l'action de l'eau. On y voit aussi une toupie, qui était à l'origine une perle qui prisonnière d'un trou et immergée dans une eau sursaturée en carbonate de calcium, s'est mise à tourner sur un plan horizontal , le calcite se développant à sa périphérie.
  • Sur le fond de la salle, se détache la frise des chevaux ponctués , encadrée de 6 mains négatives.
  • Traces de pas:
  • A l'écart de la zone peinte sur le haut d'une corniche des traces de pieds humains sont visibles dans le fond d'un gour. Le sol calcité a consolidé et conservé au moins 12 empreintes d'un jeune adolescent.
  • La galerie de l'ours: est ainsi dénommée en raison des nombreuses griffades qui y ont été repérées.
  • Après cette galerie, le réseau préhistoriques se termine en cul de sac. Un escalier creusé en 1952 mène à un étage supérieur. C'est l'étage géologique de la grotte.
  • La salle Rouge:
  • Le cheminement se poursuit dans de petites galeries jusqu'à la très belle salle rouge , longue de 120m. On y trouve de petites concrétions en calcite qui prolifèrent sur les voûtes et parois.
  • Cette visite est éblouissante , nous avons pendant quelques temps franchi quelques dizaines de milliers d'années, découvert les lieux de vie de nos ancêtres .... Une grotte inoubliable...

dimanche 7 novembre 2010

En Colombie, plus de tortue au menu pour sauver l'espèce

En Colombie, plus de tortue au menu pour sauver l'espèce

En Colombie, plus de la tortue au menu pour sauver l'espèce

  • Dans le nord de la Colombie, des indigènes ont renoncé à leurs plats préférés, à base de tortue, pour sauver l'espèce en danger d'extinction, au risque de trahir leurs coutumes ancestrales.

  • "C'est une lutte contre la culture de mes ancêtres. J'ai grandi en mangeant de la tortue et j'ai élevé mes enfants avec l'argent que j'obtenais en les chassant. Désormais, elles se font de plus en plus rares. Les filets reviennent vides. Il est temps de les sauvegarder pour nous sauver aussi", témoigne Olegario Choles.

  • Choles, âgé de 72 ans, est l'un des dirigeants de l'éthnie wayuu, composée de pêcheurs et de bergers présente au Venezuela et en Colombie, où elle peuple la péninsule de la Guajira, à l'extrême nord de l'Amérique du Sud, à plus de 1.000 km de Bogota.

  • Appuyé sur sa petite embarcation il évoque le sort de cette espèce en danger alors qu'une vingtaine d'enfants et de jeunes fêtent la "libération" de quelque 220 tortues de l'espèce Cayama ou "Carretta".

  • Pour permettre aux jeunes reptiles d'atteindre la mer, il a fallu des mois de concertation avec les propriétaires de restaurants, cuisiniers et chasseurs de la région, afin de les convaincre de retirer de leurs menus la viande de tortue et les oeufs, dont la consommation est en principe interdite par les conventions internationales.

  • Des bénévoles désignés par la communauté ont parcouru - moyennant trois gardes quotidiennes - les plages afin de veiller aux nids et de les protéger des prédateurs naturels tandis que d'autres rendaient visites aux restaurants et hôtels offrant de la soupe de tortue aux touristes pour tenter de les convaincre d'y renoncer.

  • Selon Lina Báez, spécialiste de l'environnement au sein de l'entreprise minière Cerrejón -- pour sa part décriée par certaines ONG pour sa grande mine de charbon à ciel ouvert -- qui sponsorise cette campagne, "les Wayuu se nourrissent avec les animaux de leur région, et changer leurs coutumes est une mission qui relève presque de l'impossible".

  • Pour les convaincre, l'entreprise offre de verser aux chasseurs la moitié de la somme qu'ils auraient obtenue en vendant ce produit aux restaurants. Des fonds sont également consacrés à des programmes communautaires au profit notamment d'écoles ou de bibliothèques.

  • "Sur cent tortues seulement une arrive à atteindre l'âge de la reproduction, en raison des prédateurs de l'espèce animale et des hommes. La situation est si dramatique qu'il faut alerter les indigènes, pour qu'ils changent leurs coutumes", explique cette biologiste.

  • Pour y arriver, la campagne cible notamment les enfants wayuu, afin qu'ils poussent leurs aînés à y renoncer. En conséquence, "les anciens chasseurs et leurs enfants s'occupent d'assurer des endroits sûrs aux tortues pour la ponte, de protéger leurs oeufs et de libérer les nouveau-nés dans la mer", assure Maria Claudia Diazgranados, coordinatrice du programme marin de Conservation internationale, une ONG impliquée dans le projet.

  • Il faut cependant trouver des activités de substitution aux locaux, qui se servent non seulement de la viande mais aussi de la carapace des reptiles, pour fabriquer des objets artisanaux et des colliers.

  • Selon l'Union internationale pour la Conservation de nature (UICN), six des sept espèces de tortues marines identifiées sur terre sont en danger d'extinction.

Source GoodPlanet.org

samedi 6 novembre 2010

Voyage au coeur du Quercy chez les paysans bio de Marcilhac-sur-Célé : Partie X: MARCILHAC-SUR-CELE

  • Voyage au coeur du Quercy chez les paysans bio de Marcilhac-sur-Célé : Partie X: MARCILHAC-SUR-CELE
  • Marcilhac-sur-Célé est un village niché au fond de la vallée du Célé au coeur du Parc Naturel Régional des Causses du Quercy. Il est situé sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle et sur la route des grandes abbayes. C'est un village de 205 habitants sur 27.35km2.
  • Depuis les temps préhistoriques, le site de Marcilhac a servi de refuge aux populations qui se réfugiaient en cas de danger dans une grotte de la haute falaise dominant le célé.
  • Un puit gallo-romain situé sur le territoire de la commune pourrait confirmer l'étymologie selon laquelle marcilhac devrait son nom à la villa d'un gallo-romain se faisant appeler Marcellus.

L'école Falret de Marcilhac.

  • Ci-dessous le moulin de Marcilhac sur le Célé:

Vue sur le Célé et le pont

  • La petite mairie de Marcilhac qui fait aussi fonction de bureau de poste:

  • Le village est composé du bourg proprement dit et de divers hameaux : Les combes, Montredon, Cazals, Barbes, Monteils et Durestat.
  • L'Abbaye de Saint - Pierre de Marcilhac :
  • Au pied d'une haute falaise depuis plus d'un milliers d'années, l'abbaye de Marcilhac conserve des vestiges.
  • Les ruines de l'église, successivement Caroligienne, puis Romane et enfin Gothique, permettent de se rendre compte de l'importance de cette abbaye qui connut son apogée du XIIè au XIVè siècle.
  • A cette époque, une cinquantaine de prieurés et bénéfices en dépendaient, dont Rocamadour qui fit l'objet d'un interminable litige avec Tulle, et jusqu'à Madiran, sur la route de Saint Jacques de Compostelle, non loin des Pyrénées
  • Marcilhac était une étape sur l'un de ces chemins de pélerinage, très fréquentés au Moyen-âge. Pour protéger les pélerins, l'abbaye était fortifiée et l'abbé en était le Seigneur .

  • L'église Romane, dont on peut admirer le plus ancien tympan historié de france, avec celui d'Arles sur Tech, avait des dimensions légèrement supérieures à celles de Conques.
  • Ce magnifique édifice fut plusieurs fois détruit depuis la guerre de cent ans et ne comporte plus que quatre travées sur les sept initialement prévues.
  • L'abbaye fut vendue à la révolution comme un bien National. Les nouveaux propriétaires, à quelques exceptions près, démolirent les remparts pour construire, sur leur emplacement, des maisons d'habitation qui conservent à cet ensemble le charme du passé.
  • La Salle Capitulaire :
  • Une petite salle accolée à la chapelle nord de l'église donne accès à la salle capitulaire.
  • Ce bâtiment de la fin du XIIème siècle accueillait les réunions du chapitre.
  • Cette salle, très basse, est constituée de voûtes d'arête d'un style roman très pur, soulignées d'arcs qui se croisent sans clef de voûte et retombent sans s'appuyer sur des colonnes.
  • La voûte centrale, plus large, n'était pas soulignée d'arcs; elle s'est effondrée.
Les ruines de l' Eglise Romane :
  • La construction de l'église romane, sur l'emplacement de l'antique église carolingienne, date de la fin du XIIème siècle. Le plan reprend celui de la plupart des églises romanes, dont celle de Conques : un narthex ( entrée surbaissée ) ouvre sur la nef à sept travées, barrée perpendiculairement par un transept prolongé par le chœur.
  • Nef et transept sont flanqués de bas-côtés et le chœur d'un déambulatoire.
  • Des vestiges de chapiteaux historiés de facture archaïque atteste de l'existence d'une église antérieure à l'édifice roman. Un pilier presque intact permet d'imaginer la hauteur de la nef.
La Maison du Roy:
  • La légende voulait que le nom de cette belle maison à colombages du XVIè siècle venait du fait que Louis XI y aurait logé.

  • Plus vraisemblablement, cette appellation viendrait du nom de son propriétaire : Rey.
  • Dans le midi, le patronyme Rey ( Roi ou Leroy dans le nord ) a pour origine le métier de " Roi de pèlerinage ", sorte de guide sous la conduite duquel les pèlerins voyageaient en groupe d'une étape à l'autre.
  • Une musée d'art sacré occupe le premier étage. Il présente de nombreux tableaux, statues en bois polychrome du XIIIè au XVIIè siècle, ainsi qu'une belle collection d'objets liturgiques, découverts sur le site ou dans la région. Au rez-de-chaussée, se trouve l'office du tourisme de Marcilhac. La porte est surmontée d'un écusson de bois portant le monogramme du Christ.