samedi 28 février 2009

Même à Paris, le vélo c'est bon pour la santé

Airparif publie une étude surprenante sur la pollution de l'air dans la capitale. Selon cette enquête menée l'été dernier, la qualité de l'air respirée à vélo serait moins dégradée qu'en voiture.Selon l'étude révélée hier par Airparif, réalisée avec le soutien financier de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, malgré la pollution [...] La suite de l'article: Lire l'actu © Enviro2B

vendredi 27 février 2009

Amiante : l'Afsset pour une réglementation renforcée

Les ministères de l'Ecologie, du Travail et de la Santé avaient saisi en février 2005 l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, l'Afsset afin d'obtenir son avis sur les risques pour la santé des fibres courtes et des fibres fines d'amiante non prise en compte par la réglementation actuelle. L'avis de l'Afsset [...]
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NUCLEAIRE - L'ASN s'ouvre à la transparence

Dans le cadre de sa politique de renforcement de la transparence, l'Autorité de sureté nucléaire annonce qu'elle publie désormais les avis des Groupes permanents d'experts placés auprès d'elle.Dans sa démarche de développement de la transparence dans le domaine de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, et qui s’inscrit dans le cadre de la Loi [...]
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Les agriculteurs, principales victimes des incinérateurs

L'Institut national de veille sanitaire (INVS) vient de publier une étude d'imprégnation par les dioxines des populations vivant à proximité d’usines d’incinération d’ordures ménagères qui révèle les impacts particuliers de cette pollution sur la santé des autoconsommateurs de produits animaux élevés à proximité.
  • Comme le précise l'institut, la France possède le plus grand parc d’usine d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) de l’Union européenne avec environ 130 installations recensées. Un effort considérable d’amélioration de ce parc a été fait ces dernières années, mais de nombreux incinérateurs ont été dans le passé responsables d’émissions importantes de polluants.
  • L'étude de l'INVS rappelle que les inquiétudes légitimes des populations riveraines ont conduit, à plusieurs reprises, les pouvoirs publics à demander la réalisation d’études locales pour connaître l’exposition et les risques encourus. La persistance des composés chimiques émis dans l’environnement (dioxines et certains métaux) et la présence de ces substances à des teneurs élevées dans des aliments (lait, oeufs, viande) produits à proximité d’incinérateurs justifiaient ces craintes.
  • Il est rapidement apparu qu’il serait inefficace de multiplier les études autour de chaque incinérateur. En 2002, l’Institut de veille sanitaire (INVS) et l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) ont engagé une démarche nationale pour apporter des réponses aux attentes des décideurs et de la population.

Etude lancée en 2005

  • Conformément aux recommandations émises à l’issue de cette démarche, une étude nationale a été lancée en 2005 par l’INVS en collaboration avec l’Afssa. Son objectif principal était de savoir si les populations résidant autour d’UIOM étaient plus imprégnées par les polluants émis par les incinérateurs (dioxines, PCB, plomb, cadmium) que celles qui en étaient éloignées et de préciser les déterminants (alimentaires ou autres) de cette imprégnation. Cette étude apporte aussi les premières données françaises d’imprégnation sérique par les dioxines et PCB.
  • L’étude imprégnation par les dioxines et les métaux lourds (plomb, cadmium) a été réalisée auprès de plus de 1 000 personnes résidant à proximité de huit UIOM et pour lesquelles des prélèvements biologiques à des fins de dosages et des questionnaires ont été recueillis. Elle avait pour but de comparer l’imprégnation des personnes résidant à proximité d’une UIOM à celle de personnes témoins et de déterminer les déterminants de cette imprégnation.

Dans la moyenne européenne sauf…

  • L’imprégnation aux dioxines et PCB dioxin-like dans la population de l’étude (exposés et témoins) serait dans la moyenne européenne. Par ailleurs, selon l'INVS, il n’y aurait pas d’éléments significatifs en faveur du rôle de l’exposition par inhalation, question pourtant fortement soulevée initialement.
  • En revanche, cette étude souligne le rôle déterminant des produits de la pêche sur l’imprégnation par les dioxines et PCB. S'il n’y aurait pas de différence statistiquement significative entre l’imprégnation des personnes exposées et non-exposées au panache d’un incinérateur, seule une population particulière ferait exception : celle des autoconsommateurs de produits animaux élevés sous le panache (notamment les produits laitiers et les oeufs), en particulier les agriculteurs. Cette relation spécifique est observée principalement sur les sites d'anciens incinérateurs et les incinérateurs hors normes.

Augmentation de la charge corporelle en dioxines

  • Concernant les risques sanitaires, l'INVS souligne que malgré l’augmentation de la charge corporelle en dioxines observée chez les riverains d’UIOM, les concentrations de dioxines atteintes restent dans l’ensemble dans des valeurs observées actuellement en Europe pour des populations d’âge comparable et non-exposées à un incinérateur.
L'étude de l' Invs:
  • http://www.invs.sante.fr/publications/2009/impregnation_dioxines_uiom/impregnation_dioxines_uiom.pdf

Plan automobile: «Les autres nous imitent», selon Sarkozy

L'article de Libération le 26/02/09
  • Nicolas Sarkozy a vanté le plan de soutien à l’automobile du gouvernement. «On a été les premiers au monde à la faire», a-t-il affirmé.
  • Les autres pays «imitent» le plan national de soutien à l’automobile adopté par le gouvernement français. C’est ce qu’a affirmé aujourd’hui Nicolas Sarkozy lors d’un déplacement dans l’Ain.
  • Le chef de l’Etat s’est félicité de sa «première bonne décision, qui était la décision mixte prime à la casse - bonus malus», s’est-il félicité à Sainte-Julie, en marge de la visite d’une usine de Plastic Omnium-Sygmatec, un sous-traitant de l’automobile. «On a été les premiers au monde à la faire», a-t-il poursuivi: «On a été critiqué partout, on a dit que j’étais protectionniste, mais maintenant les autres nous imitent».Sur la stratégie économique générale, a-t-il insisté, «nous n’avons pas fait d’erreurs. On a fait le plan banque, le plan auto, le plan relance, et ils (les autres pays européens) nous suivent». «Le soutien absolu au marché automobile, ça marche», a encore affirmé le chef de l’Etat, répétant avoir demandé en échange au secteur des «engagements» de ne pas délocaliser. Et pour les véhicules propres de l’avenir aussi, «les investissements doivent se faire en France». Interrogé sur la forte hausse du chômage, Nicolas Sarkozy a admis que «c’est une période difficile». «Mais si on n’avait pas fait le plan auto, a-t-il aussitôt ajouté, la France ne s’en sortirait pas mieux que les autres. J’ai confiance, on va s’en sortir, mais c’est une fameuse bataille qui est engagée». Nicolas Sarkozy avait présenté le 9 février un plan de soutien à l’industrie automobile totalisant 7,8 milliards d’euros. Bruxelles a lancé mercredi un nouvel avertissement aux pays de l’UE contre toute mesure protectionniste. La Commission européenne examine à la loupe six plans nationaux d’aide à l’automobile en France, Espagne, Italie, Suède, Allemagne et au Royaume-Uni. «Je regrette beaucoup qu’il n’y ait pas eu de plan européen de soutien à l’automobile», a réitéré pour sa part Nicolas Sarkozy.
Non mais , il n'a pas pensé à consulter un psy l'agité du bocal? Son orgueil , sa vanité ne connaissent aucune limite .. Il n' a pas le sens du ridicule ... Cela s'appelle de la Mégalomanie ,et ça se soigne ... Barack Obama doit bien se marrer devant ce "nain de jardin" qui nous joue la grenouille qui se croyait plus grosse que le boeuf !!!

Café démocrate : L'Europe et l'Immigration

Café démocrate : L'Europe et l'Immigration

Venez parler d'Europe avec Fadila Mehal et Bernard Lehideux ! Le 04 Mars 2009 Ce café-démocrate est ouvert à tous

jeudi 26 février 2009

François Bayrou invité du "Journal inattendu" au Salon de l'Agriculture

Avant de faire la tournée des stands du Salon de l'Agriculture, le président du Mouvement Démocrate (MoDem) a fait samedi une petite halte par le studio RTL situé dans le Hall 1. François Bayrou était, en effet, l'invité du "Journal inattendu" présenté dès 12h30 par Christophe Hondelatte depuis la "plus grande ferme du monde".

RTL info

21 févr. 2009

  • Audio sur:

http://www.rtl.fr/fiche/3509108/francois-bayrou-invite-du-journal-inattendu-au-salon-de-l-agriculture.html

Jean-François Kahn : l'invité d'Inter du lundi 23 février

Jean-François Kahn, tête de liste du Mouvement Démocrate dans le grand est pour les élections européennes, était ce lundi 23 février, l'invité de Nicolas Demorand sur France Inter.

Agriculture : La version française du bilan de santé de la PAC

un article de Patrick Cros (Développement Durable le journal) -----------------------------------------------------------------------------------
Le ministre de l’agriculture a présenté lundi devant le Conseil d’orientation de l’économie agricole et alimentaire (CSO) les modalités de mise en oeuvre du bilan de santé de la PAC. Les mesures décidées conduisent à réorienter en 2010 près de 1,4 milliard d’euros, soit 18% des aides directes reçues par les agriculteurs. Avec quatre objectifs clés : « emploi, agriculture durable, élevage à l’herbe et gestion des risques ». Certaines associations, comme FNE, regrettent que la dimension environnementale aille « dans le bon sens » mais reste « limitée ».
  • Consolider l’économie agricole et l’emploi sur l’ensemble du territoire, instaurer un nouveau mode de soutien pour l’élevage à l’herbe, accompagner un mode de développement durable de l’agriculture et mettre en place des outils de couverture de risques climatiques et sanitaires : Michel Barnier a dévoilé lundi ses quatre objectifs principaux devant le Conseil d’orientation de l’économie agricole et alimentaire (CSO) dans le cadre de la mise en oeuvre du bilan de santé de la PAC.
  • Les mesures décidées « conformément aux orientations voulues par le Chef de l’Etat »« en particulier de rééquilibrer le soutien en faveur des productions structurellement fragiles, telles que l’élevage ovin et caprin, et de revaloriser l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) » dont bénéficient les territoires de montagne. Près d’un milliard d’euros sont mobilisés pour créer, à hauteur de 700 millions d’euros, un soutien spécifique aux surfaces en herbe consacrées à l’élevage et pour préserver, à hauteur de 240 millions d’euros, la prime herbagère agroenvironnementales (PHAE). Les mesures visent également à accompagner un mode de développement durable en soutenant le développement de la production de protéines végétales, en augmentant les moyens consacrés à l’agriculture biologique et en répondant « aux défis de la performance énergétique des entreprises agricoles, de la gestion de l’eau et de la biodiversité ». Enfin, la réorientation des aides servira à « instaurer des outils de couverture des risques climatiques et sanitaires » avec 140 millions d’euros mobilisés
  • « Le bilan de santé est ainsi mis à profit dès à présent pour contribuer financièrement, avec les fonds européens, à la généralisation de l’assurance récolte et à la création d’un fonds sanitaire », précise le Ministère qui indique que les décisions arrêtées seront mises en oeuvre « de façon pragmatique et efficace » pour une première application en décembre 2010.
Des « limites » environnementales
  • Les réactions aux déclarations du Ministre de l’agriculture ne se sont pas fait attendre, en particulier sur le plan environnemental. France Nature Environnement (FNE) salue ainsi la redistribution d’une partie des aides, des céréales vers les prairies, mais regrette que les arbitrages de l’Elysée « n’aient pas permis au Ministre d’aller au bout de son ambition ». Pour FNE, la volonté du Ministre de préserver une PAC après 2013 en réorientant les aides publiques vers les secteurs les plus respectueux de l’environnement « va dans le bon sens », mais atteint vite ses limites. Selon l’association, aucune garantie n’est, par exemple, donnée « pour l’instant sur le maintien en prairies des surfaces qui bénéficieront d’un soutien à l’herbe ». Autres griefs : un budget insuffisant « pour tripler les surfaces en agriculture biologique d’ici à 2012, tel que le prévoit le Grenelle de l’Environnement », et un manque de financement « pour la gestion des zones importantes pour la biodiversité (Natura 2000) et la qualité des eaux (captage d’eau potable) ».
  • Pour Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à FNE, « à ce stade, seules des exigences environnementales fortes permettront de donner une légitimité aux aides de la PAC. Nous restons très attachés à l’obligation de consacrer 5% de la surface agricole à la biodiversité (haies, bosquets, mares, etc.) ». Ce sera l’objet d’un groupe de travail qui se réunira à partir de la fin du mois de mars.

L’avenir de l’humanité est sur Terre !

Selon deux astronomes, il n’existe pas de planète de rechange. La conquête de l’espace ne permettra pas de quitter la Terre pour que l’humanité aille se développer ailleurs.
  • Dans leur livre « Surviving 1000 centuries, can we do it ? », Roger-Maurice Bonnet, président du Cospar et ancien directeur des programmes scientifiques de l’Agence spatiale européenne, et Lodwijk Woltjer, ancien directeur général de l’Observatoire européen austral, dressent un état des lieux de la planète. Limitation des ressources naturelles et risque de surpopulation conduisent à une conclusion : la Terre est un vaisseau spatial. Ses capacités, même si elles sont vastes, ne sont pas infinies. Dès lors, quel est l’avenir de l’humanité ?
  • Dans leur ouvrage, les deux astrophysiciens passent en revue les risques, qu’ils soient naturels ou provoqués par l’homme et explorent les moyens de les éviter. À l’aide d’arguments solides, ils écartent la possibilité d’émigrer vers une autre planète, qu’elle soit dans le Système solaire ou autour d’une autre étoile. Selon eux, il n’y a pas d’autre issue que de rester à bord du vaisseau Terre. Dès lors, comment gérer l’appauvrissement en matières premières et la croissance démographique ?
  • En réagissant dès ce XXIe siècle, répondent les auteurs. Le constat sur l’état de la planète est sombre mais pas définitif. En opérant un changement du mode de vie dominant, l’humanité a les moyens de se développer harmonieusement sur Terre. Une thèse que nous exposons dans le numéro de mars de Ciel & Espace, en kiosque dès ce 25 février. Ecoutez également l'interview de Roger-Maurice Bonnet sur cieletespaceradio.fr.
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http://www.cieletespaceradio.fr/index.php/2009/02/23/515-terre-le-vaisseau-spatial-de-lhumanite-1-3

Outre-Mer : CAP21 pour un plan ultra-marin de développement durable

19/02/2009 Eric DELHAYE, Président délégué de CAP21
Benoit CHAUVIN, Délégué national Outre Mer
  • Le gouvernement n’a malheureusement pas pris la mesure des problèmes suffisamment tôt conduisant à une dégradation du climat social en Outre-Mer. Cela ne saurait cependant justifier les exactions ou violences commises en marge du conflit.
  • CAP21, parti fondateur du Mouvement Démocrate, présidé par l’ancienne ministre Corinne LEPAGE, espère que le Président de la République et le gouvernement sauront répondre aux difficultés conjoncturelles mais également structurelles qui handicapent le développement de l’Outre-Mer et fragilisent leur population.
  • Le projet de loi sur le développement de l’Outre-Mer présenté en conseil des ministres l’été dernier doit être profondément revu.
  • L’Etat doit ainsi accompagner les investissements dans des projets qui favorisent les circuits courts de production en substitution aux importations ou qui visent à réduire la dépendance énergétique (transports, production d’énergie renouvelable, maîtrise de la demande en électricité), mettre en place des allègements de charges sociales permettant de les répercuter sur les prix de vente des produits et services de première nécessité, mettre un terme aux situations de monopoles.
  • CAP21 demande également que le bénéfice de la défiscalisation dans le logement privé et social soit conditionné au respect des normes environnementales notamment énergétiques (à minima chauffe-eau solaire dans les nouvelles constructions) et que les collectivités territoriales accentuent la revitalisation des centres urbains en développant les transports urbains dans les agglomérations et en soutenant le commerce de proximité plutôt que le mitage commercial en périphérie.
  • C’est ainsi à un Plan de Développement Durable que CAP21 appelle, qui préconise notamment l’objectif d’autonomie de production électrique, l’ouverture sur l’extérieur, les créneaux à forte valeur ajoutée, l’investissement dans des domaines créateurs d’emplois (énergies renouvelables et maîtrise de l’énergie, transports, logistique, TIC, écotourisme…)

mercredi 25 février 2009

Soutenez l’interdiction du maïs MON810 en Autriche, en Hongrie, en Grèce & en France

  • De nombreuses études scientifiques ont démontré l’impact négatif des organismes génétiquement modifiés (OGM) sur l’environnement, c’est pourquoi quatre pays européens – l’Autriche, la Hongrie, la France et la Grèce – ont décidé d’interdire la culture du maïs MON810 sur leur territoire. Ce maïs est le seul OGM autorisé à la culture commerciale en Europe, Pourtant, la Commission européenne, suivant un agenda très favorable aux OGM, tente de forcer ces États membres à lever leurs interdictions nationales.
  • C’est maintenant aux ministres de l’Union européenne qu’il reviendra de statuer sur le droit de ces pays à protéger leur biodiversité, leur agriculture et la santé de leurs citoyens du danger que représente ce maïs génétiquement modifié.
  • L’avenir des interdictions autrichienne et hongroise dépend du vote des Ministres de l’Environnement du conseil du 2 mars, tandis que le sort des clauses de sauvegarde de la France et de la Grèce sera décidé ultérieurement.
  • Dix pays clés tiennent entre leurs mains le destin de ces interdictions : l’Allemagne, la République Tchèque, la Roumanie, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Estonie, la Slovaquie, la Bulgarie et la Belgique.
  • Merci d’écrire aux ambassades de ces pays pour leur demander de soutenir le droit de l’Autriche, de la Hongrie, de la Grèce et de la France à conserver un environnement et une agriculture sans OGM.
=======>>>>>La pétition:
http://write-a-letter.greenpeace.org/665

dimanche 22 février 2009

LES PRÊCHEURS DE L'APOCALYPSE : QUAND L'ÉCOLOGIE PERD LA RAISON : Monsanto fait sa pub à la télévision..

  • Je suis "tombée " par hasard sur ce soit-disant documentaire jeudi soir sur France 2 . J'ai halluciné, les antiOGM, les écologistes seraient de dangeureux obscurantistes qui veulent laisser la famine perdurer dans le monde, qui sont contre la science... C'était tellement gros que j'ai pensé " c'est une publicité d'une firme productrice d'OGM.. Un documentaire réel donnerait des faits laissant le téléspectateur se forger une opinion. Là , rien de de cela, tout n'est que louange vis à vis des OGM.. Des scientifiques qui sentent le conflit d'intérêt.. Les OGM seraient La solution à la famine dans le monde et aucun journaliste pour poser de questions gênantes..
  • En fait, ce documentaire est la retranscription d'un livre de Jean de Kersvadoué , professeur d'économie et de gestion de la santé, ouvertement pro-OGM; ce n'est donc pas un travail journalistique , il n' y a aucun débat.. Je bouillais devant mon écran, comme j'aurais voulu poser les bonnes questions à ces "scientifiques" , des questions que les "journalistes" ne semblent pas vouloir poser..
  • Ce "documentaire" est diffusé , comme par hasard, alors que la Commission Européenne tente de faire accepter par la France et quelques autres pays, la culture en plein champ de semences génétiquement modifiées... Coincidence?
  • Si l'on creuse ( des journalistes sérieux pourraient le faire) , risque-t-on de trouver des liens entre ce documentaire et les firmes internationales vendant leurs semences OGM? Conflit d'intérêt?
  • J'ai eu la nette impression de voir une publicité pour Monsanto. Je suis persuadée que Monsanto et consort lancent actuellement une grande offensive pour imposer leurs OGM. Le but est de faire accepter par la population les OGM , un "lavage de cerveau" , un travail de fond pernicieux..
  • A quand un droit de réponse? France 2 va-t-elle inviter d'autres scientifiques ayant un avis différent?
  • Et avant cette émission, on a eu droit à " un rêve sans fin" documentaire avec des pseudo scientifiques pronant une sorte d'eugénisme: l'immortalité, le choix génétique de sa vie , de ses enfants ( voire des petits amis de ses enfants comme l'explique un père pour sa fille...), l'homme robotisé, standardisé... Bref, l'impression d'être dans un roman de Barjavel ... Ici encore pas de débat contradictoire, pas de questions gênantes de la part des journalistes..
  • Bref, cette soirée m'a laissé un gôut amer, une sensation de malaise, j'en ai fait des cauchemards ... Si c'est ça la culture sur France Télévisions , cela promet... Est-ce ce genre de civilisation que nous souhaitons transmettre à nos enfants?

samedi 21 février 2009

ONU: un traité contre le mercure

Unanimité à l' ONU pour un traité contre le mercure 
Ce métal lourd est, depuis de nombreuses années, reconnu comme un produit hautement toxique pour l'homme et l' environnement.
  • Le mercure est mis au ban du monde. Les 140 ministres de l' environnement réunis cette semaine à Nairobi ( Kenya), à l'occasion du forum annuel du PNUE ( Programme des Nations Unies pour l' Environnement) ont décidé, vendredi après-midi, à l'unanimité , d'ouvrir des négociations pour élaborer un traité visant à en diminuer , voire à terme  , en supprimer l'usage.
  • Les derniers récalcitrants qu'étaient le Brésil, l' Inde et surtout la Chine ont cédé. Cette décision doit beaucoup au ralliement de la nouvelle Administration américaine. Alors que Georges Bush y était farouchement opposé, Barack Obama a de longue date dénoncé les méfaits de ce métal lourd. Encore sénateur, il avait proposé au vote le texte qui vise à interdire aux Etats-Unis d'exporter ses stocks de mercure à partir de 2013. De son côté, l' Europe a adopté une mesure similaire prenant effet en 2011.
  • Sur les 6000 tonnes de mercure qui sont tous les ans rejetées dans l'environnement, près de 2000 proviennent des centrales au charbon ou de la combustion du charbon dans les foyers. Mais le mercure est également utilisé dans l'industrie du chlore ( en France, notamment), par les cimenteries ou rejeté par les incinérateurs. On le trouve aussi dans certains produits cosmétiques ( blanchiment de la peau). Il est également manipulé par les chercheurs d'or, qui le rejettent dans les rivières, ou par de nombreux dentistes pour des alliages.... Bref, il se faufile partout. Il est dangereux de l'inhaler comme de le toucher, tout particulièrement sous la forme de méthylmercure, avec des affections qui peuvent aller de la simple allergie aux troubles neurologiques irréversibles.
Chaine alimentaire contaminée
  • Et, une fois qu'il est disséminé, il ne se dégrade jamais. On en trouve dans l'air, dans l'eau, dans les sédiments ou dans les sols avec une conséquence dramatique: la contamination de la chaine alimentaire. Il s'accumule notamment dans la chair des poissons , y compris dans des zones très éloignées de toute production. Relâché dans l'atmosphère, le mercure peut en effet être transporté sur des centaines de kilomètres avant de retomber.
  • "en Suède", explique Hachim Steiner, le directeur exécutif du Pnue, " environ 50 000 lacs abritent des brochets avec des niveaux de mercure dépassant les limites internationales en matière de santé " et il est vivement recommandé aux femmes en âge d'avoir des enfants de ne pas en consommer, ainsi  d'ailleurs que la perche, la lotte ou l'anguille. 
  • Et le responsable de l' ONU d'enchaîner les exemples: "Aux Etats-Unis, une étude a révélé qu'un femme sur 12 présentait des niveaux de mercure supérieurs à ceux considérés comme sains par l'agence de protection de l'environnement" (300ng/m3). Du côté des mineurs, "environ 10millions d'entre eux ainsi que leur famille seraient touchés", ajoute-t-il. 
  • Dans l'attente du traité qui peut mettre 3 ou 4 ans à être rédigé, les gouvernements sont convenus d'instaurer " un partenariat mondial sur le mercure". Et parmi les questions qu'il faudra résoudre rapidement se trouve celle du stockage. " Aujourd'hui, le mercure est placé dans des fûts entreposés très profondément sous terre ou dans des mines de sel désaffectées", explique Marc Senant, responsable de ce dossier au sein de France Nature Environnement, l'une des 75 ONG internationales qui, à l'initiative des américaines, se battent pour faire interdire ce métal. "Mais on se rend compte qu'il y a parfois des problèmes d'étanchéité. Il faut donc accélérer la réflexion pour le solidifier", poursuit-il. 
  • En attendant, il ne boude pas son plaisir, tout comme le ministère de l' Ecologie français bien décidé à engager sans tarder les discussions avec les entreprises françaises qui utilisent du mercure.

mercredi 18 février 2009

François Bayrou invité de RTL le 18-02-09: la crise en Guadeloupe

Le président du Mouvement démocrate (MoDem) répondait mercredi matin aux questions dAlba Ventura. François Bayrou est revenu sur le conflit social qui touche la Guadeloupe et lembrasement qui en découle depuis deux jours

mardi 17 février 2009

OGM : le juge européen fait toute la lumière !

Article de FNE du 17/02/2009:
L'arrêt rendu aujourd'hui par la Cour de justice européenne marque un tournant majeur dans la lutte contre les OGM.
  • La Cour de justice européenne vient de rendre un arrêt essentiel qui impose aux autorités publiques de communiquer au public la localisation exacte et l'environnement des champs d'OGM. Réaction de FNE.
  • Pour Lylian Le Goff, responsable du dossier OGM à FNE : « Nous nous félicitons de l'arrêt rendu aujourd'hui par la Cour de justice européenne. Le Juge fait toute la lumière sur les OGM et nul doute que les fabricants d’OGM n'aiment pas la lumière ! Il est désormais certain que le droit à l'information du public suppose que l'administration rende publiques les informations qui doivent lui être communiquées par ceux qui veulent cultiver des OGM. Concrètement, nous avons désormais le droit de connaître la localisation exacte et l'environnement de tous les champs d'OGM ».
  • FNE rappelle qu'elle avait, dès 2001, engagé des actions en justice pour obtenir les informations relatives aux cultures d’OGM.
  • Rappel des faits. A la demande de M Azelvandre, le tribunal administratif de Strasbourg, par jugement du 10 mars 2005, avait ordonné au Maire de la Commune de Sausheim de lui communiquer les fiches d'information relative à 5 essais en plein champs d'OGM. Saisi par la Commune, le Conseil d'Etat a adressé deux questions préjudicielles à la Cour de justice européenne pour obtenir une précision du droit à l'information du public relatif à la localisation des champs d'OGM.
  • La localisation exacte des champs OGM est publique. La Cour précise dans son arrêt que le public a droit à la communication de l'ensemble des informations que les firmes sont tenues de communiquer à l'administration pour obtenir l'autorisation de procéder à des cultures d'OGM.
  • L'arrêt précise : « figurent notamment parmi les données qui doivent être mentionnées dans les dossiers techniques accompagnant les notifications, conformément aux prescriptions de l'annexe III B, E, de ladite directive, la localisation et l'étendue des sites de dissémination ainsi que la description de l'écosystème des sites de dissémination, y compris le climat, la flore et la faune, de même que la proximité des sites de biotopes officiellement reconnus ou de zones protégées susceptibles d'être affectées. »
  • En clair : c'est bien l'endroit exact du champ d'OGM qui doit être rendu public mais aussi l'ensemble des informations relatives à l'environnement de ce site. C'est donc à tort que le Gouvernement français a soutenu devant la Cour que la simple communication du nom de la commune ou du canton dans lequel se situent les champs pouvait suffire à l'information du public.
  • Des considérations de sécurité publique sont irrecevables. La Cour a également écarté l'argument du Gouvernement français suivant lequel, des « intérêts tenant notamment à la protection de la sécurité publique » pouvaient s'opposer à la divulgation des informations relatives audit lieu.
  • En clair, le risque de fauchage d'un champ d'OGM dont la localisation serait dévoilée ne peut faire échec à l'obligation pour la France de respecter le droit communautaire et du droit à l'information du public. L'arrêt ajoute : « à défaut d'une telle indication, les éventuelles répercussions résultant d'une dissémination volontaire d'OGM pour la santé humaine et pour l'environnement ne sauraient être valablement appréciées ».
  • Ce n'est pas la première fois, que la Cour rappelle à la France ses obligations. L'arrêt rendu le 9 décembre 2008 précise ainsi : « Quant à la circonstance effectivement étayée par le dossier soumis à la Cour que la culture en plein champ d'OGM a suscité et continue de susciter en France des manifestations violentes, notamment d'arrachage en plein champ, (…) il convient avant tout de rappeler qu'il résulte d'une jurisprudence constante qu'un État membre ne saurait exciper de dispositions, pratiques ou situations de son ordre juridique interne pour justifier l'inobservation des obligations résultant du droit communautaire » (CJCE, 9 décembre 2008, Commission c. France,
  • Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE : « Le Juge européen, en rappelant tout simplement le droit, brise le talon d'Achille de la stratégie des firmes OGM : l'opacité. Les marchands du vivant ne pourront plus prétendre que les OGM sont sans danger tout en cachant les lieux de culture. FNE entamera toutes les démarches nécessaires pour établir une carte de France précise de tous les champs d'OGM ».
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  • Le communiqué de presse de la Cour:==>>
  • http://curia.europa.eu/fr/actu/communiques/cp09/aff/cp090016fr.pdf
  • L'arrêté de la Cour:==>>
http://curia.europa.eu/jurisp/cgi-bin/form.pl?lang=fr&newform=newform&Submit=Rechercher&alljur=alljur&jurcdj=jurcdj&jurtpi=jurtpi&jurtfp=jurtfp&alldocrec=alldocrec&docj=docj&docor=docor&docop=docop&docav=docav&docsom=docsom&docinf=docinf&alldocnorec=alldocnorec&docnoj=docnoj&docnoor=docnoor&typeord=ALL&docnodecision=docnodecision&allcommjo=allcommjo&affint=affint&affclose=affclose&numaff=&ddatefs=&mdatefs=&ydatefs=&ddatefe=&mdatefe=&ydatefe=&nomusuel=&domaine=&mots=azelvandre&resmax=100

La Commission européenne rencontre les ONG environnementales françaises

Un article de La Tribune:

A la veille de son point annuel avec Paris sur les infractions au droit européen sur l'environnement, la Commission européenne a invité les ONG environnementales françaises pour leur exposer la situation de la France.

  • Vingt-cinquième sur vingt-sept ! La Direction générale environnement de la Commission européenne a convié, jeudi 5 février à Paris, les ONG environnementales à une réunion d'information sur les infractions de la France vis-à-vis du droit européen de l'environnement.
  • L'occasion pour Bruxelles d'exposer le piètre bilan de la France en la matière. Avec 42 infractions enregistrées par la Commission, Paris fait partie des trois pays présentant le pire bilan des vingt-sept Etats membres de l'UE.
  • Un quart des infractions commises par la France ont par exemple lieu dans le secteur de l'eau, 20% concernent celui des déchets, 17% l'air et 2% les produits chimiques. Les organismes génétiquement modifiés (OGM) représentent quant à eux 2% de ces infractions. En cause, la transposition tardive de la directive relative à la dissémination volontaire d'OGM, transposée en juin 2008 par la France (EurActiv.fr 12/02/2009).
  • Paris avait dejà été condamné, en décembre 2007, à une amende de 10 millions d'euros à ce sujet. "Au non respect de ce droit, et aux lourdes sanctions pécuniaires qu'il engendre, sont en effet associés des enjeux budgétaires potentiellement considérables pour notre pays", soulignait ainsi la sénatrice (UMP) Fabienne Keller dans un rapport rendu public en 2008.
  • Un rapport publié en novembre 2008 par la Commission européenne souligne la nécessité de travailler en amont et en aval avec les "acteurs concernés", c'est-à-dire les Etats membres, les juges nationaux et les ONG. Des ONG qui, très souvent, jouent un rôle important dans l'introduction de contentieux auprès de Bruxelles. Depuis quelques années, la Commission invite les ONG nationales à une réunion d'information, la veille de son rendez-vous annuel avec les Etats.
  • France Nature Environnement (FNE) a par exemple été à l'origine d'une procédure contre la France concernant la non-conformité de la teneur en nitrates des eaux de neuf bassins versants situés en Bretagne. La France avait ainsi été condamnée une première fois en mars 2001, puis une seconde en juin 2006. Aujourd'hui, la chargée de mission du réseau juridique de l'association, Anne Roques, admet volontiers que le mauvais classement de la France ne la surprend guère. Mais elle salue la démarche de Bruxelles: "habituellement, nous avons des contacts assez réduits avec la Commission. Ce rendez-vous annuel est donc l'occasion d'avoir une idée de la situation générale de la France à l'égard de ses voisins européens."
  • Car la réunion du 5 février a seulement été l'occasion, pour la DG Environnement, de transmettre aux ONG des chiffres très généraux sur la situation de la France à l'égard du droit européen de l'environnement, et non de faire le point sur des points précis. "Sur certains dossiers, il paraîtrait logique qu'il existe un échange direct entre la Commission et les ONG", estime-t-on à Alsace Nature. L'organisation avait initié, en 2006, une action concernant le grand hamster d'Alsace.
  • Avec 62 infractions recensées au 5 février 2009, l'Italie occupe la dernière place du classement, juste derrière l'Espagne (58).

Sondage FNE : Les Français croient en une « croissance verte »

L’économie verte comme moteur économique ? Barack Obama comme Nicolas Sarkozy ont mis en avant cette nouvelle donne moderne dans leur programme, même si elle se traduit encore relativement peu en actions concrètes. Quatre français sur cinq sont également confiants dans cette dynamique environnementale. Ils considèrent que les « activités vertes » peuvent contribuer au soutien de l’économie et de l’emploi, selon un sondage CSA réalisé pour France nature environnement (FNE).
  • A l’heure où les pays développés cherchent une nouvelle dynamique à la croissance pour faire face à la crise, quatre français sur cinq croient au potentiel des « activités vertes ». Ils pensent qu’elles peuvent contribuer au soutien de l’économie et de l’emploi, selon un sondage CSA réalisé en janvier pour France nature environnement (FNE) auprès de plus de 1 000 personnes. Ce sentiment se retrouve quelle que soit la préférence politique des personnes interrogées, même si ce sont les cadres et professions libérales qui trouvent l’argument le plus pertinent : 63% affirment en être « tout à fait » convaincus, contre 43% pour l’ensemble de l’échantillon. Des chiffres salués par Bruno Genty, responsable de la mission économique au sein de FNE. Selon lui, ils montrent que les Français commencent « à être pragmatiques » sur les questions environnementales et souhaitent « qu’au-delà des incantations, il faut que ça se traduise au niveau économique ».
L’environnement prioritaire
  • Au-delà des résultats économiques, les Français semblent également sensibles à la protection de l’environnement, même dans un contexte de crise financière. Interrogés sur ce sujet, 47% d’entre eux la jugent « tout à fait prioritaire », 38% estiment qu’elle « importante mais pas prioritaire » et 14% seulement considèrent qu’elle est « secondaire ».
  • « Dans la perception des Français, on n’est pas dans un phénomène de vase communicant qui viserait à enlever un peu de social pour mettre de l’écologie ou à enlever un peu d’écologie pour mettre plus de social. Ce n’est pas l’un ou l’autre », commente Jean-Daniel Lévy du CSA. C’est donc en toute logique, que la majorité des sondés (58%) sont demandeurs d’une plus grande information pour les aider à choisir des produits plus respectueux de l’environnement et au meilleur prix.
  • http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article4019=

OGM : la clause de sauvegarde de la France remise entre les mains du Conseil des Ministres de l'UE

Actu-Environnement.com - 16/02/2009
  • Le 16 février 2009, le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale s'est réuni à Bruxelles pour débattre de deux propositions de la Commission demandant à la France et à la Grèce de lever leur clause de sauvegarde contre la culture du maïs transgénique MON810. Le comité a échoué à atteindre la majorité qualifiée nécessaires pour l'adoption ou le rejet de ces propositions. Pour cette raison, la décision revient désormais au Conseil des ministres de l'UE, indique la Commission Européenne.
  • Rappelons que la France a interdit la culture du MON810, en février 2008 et la Grèce a adopté une interdiction de la commercialisation du MON810 en janvier 2006. En janvier 2007, cette interdiction a été reconduite pour 24 mois et s'est étendue également à l'utilisation de semences pour tout autre usage que commercial.

Nouvelle polémique autour de l'extension de la surface mondiale de culture d'OGM

Actu-Environnement.com - 12/02/2009
  • Dans la continuité de l'année 2007, l'ISAAA, organisme favorable aux OGM, estime qu'en 2008 la superficie des cultures OGM s'est encore accrue dans le monde. La Fédération Internationale des Amis de la Terre conteste le rapport.
  • Les surfaces cultivées avec des organismes génétiquement modifiés (OGM) ont représenté 125 millions d'hectares dans le monde en 2008, soit une hausse de 9,4% par rapport à 2007.
  • C'est le constat réalisé par l'International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications (ISAAA) qui établit chaque année un rapport sur le sujet*(Le rapport est financé dans sa totalité par deux organisations philanthropiques européennes : une unité philanthropique de Ibercaja (une des plus importantes banque espagnole basée dans la région de production de maïs de l'Espagne) ; et la fondation Bussolera-Branca d'Italie).. Favorable aux organismes génétiquement modifiés, cet organisme d'aide à la diffusion des biotechnologies, compte parmi ses contributeurs les grands groupes spécialisés tels que Monsanto et Syngenta,
  • Dans son rapport annuel, l'ISAAA indique que 13,3 millions d'agriculteurs recensés dans 25 pays ont cultivé 125 millions d'hectares de plantes biotechnologiques l'année dernière, la sixième plus forte croissance relevée depuis 13 ans . Le rapport souligne qu'en 2008, 1,3 millions d'agriculteurs supplémentaires ont cultivé 10,7 millions d'hectares de plantes biotechnologiques en plus dans trois nouveaux pays (l'Egypte, le Burkina Faso et la Bolivie). En 2008, l'Egypte a cultivé 700 hectares de maïs Bt et le Burkina Faso 8.500 hectares de coton Bt.
Des perspectives de croissance soutenue…
  • Le rapport met par ailleurs en évidence que sur les 25 pays cultivant des OGM, 15 sont des pays en voie de développement et 10 des pays industrialisés. C'étaient, en 2008, par ordre décroissant de superficie, les USA (62,5 millions d'hectares), l'Argentine (21 M ha), le Brésil (15,8M ha), l'Inde (7,6M ha), le Canada (7,6M ha), la Chine (3,8M ha). Viennent ensuite le Paraguay, l'Afrique du Sud, l'Uruguay, la Bolivie, les Philippines, l'Australie, le Mexique, l'Espagne, le Chili, la Colombie, le Honduras, le Burkina Faso, la République Tchèque, la Roumanie, le Portugal, l'Allemagne, la Pologne, la Slovaquie et l'Egypte. Le communiqué de l'ISAAA précise que bien que la France n'ait pas autorisé de cultures de plantes biotechs en 2008, sept autres pays de l'Union européenne ont augmenté leur surface de 21% pour totaliser une surface globale de 100.000 hectares.
  • Au regard de toutes ces statistiques, l'ISAAA qui dépasse le simple rôle d'organisme d'information, se dit confiante pour l'avenir et le développement des plantes génétiquement modifiées. Les perspectives de croissance future sont encourageantes , indique Clive James, directeur et fondateur de l'organisme, et auteur du rapport. Les expériences positives de ces nouvelles régions « tête de pont » dans le Sud, le Nord et l'Ouest de l'Afrique vont aider à guider les pays voisins dans leur apprentissage , estime-t-il. De plus, les leaders politiques ont de plus en plus tendance à considérer les plantes biotechnologiques améliorées comme une partie importante de la solution aux problèmes critiques de la sécurité alimentaire et du développement durable ! Pour la fin de la deuxième décennie de commercialisation des plantes biotechnologiques (en 2015), l'ISAAA prévoit qu'1,6 milliards d'hectares auront été cultivés et que 200 millions d'hectares de plantes biotechs seront plantés chaque année dans 40 pays.
… indigestes pour la Fédération Internationale des Amis de la Terre
  • Ce rapport publié tous les ans par l'organisation ne va pas dans le même sens que celui de la Fédération Internationale des Amis de la Terre (FoEI). Dans son rapport, sorti un jour avant celui de l'ISAAA, intitulé « A qui profite les plantes GM ? ** », l'association explique qu'aucun OGM actuellement sur le marché ne bénéficie aux consommateurs, n'a permis de réduire la faim dans le monde, de limiter les impacts environnementaux et d'accroître le revenu des agriculteurs. Les plantes GM ne sont en fait cultivées que sur de petites surfaces de par le monde. Ce n'est que dans une poignée de pays qu'elles couvrent une surface importante avec comme destinations, les marchés des pays plus riches. Il est maintenant reconnu internationalement que les plantes GM n'apportent rien aux petits paysans et qu'elles ne contribuent pas du tout à la lutte contre la pauvreté, au contraire , commente dans un communiqué, Christian Berdot, le coordinateur de la Campagne OGM des Amis de la Terre-France. Sur le plan mondial, selon la Fédération Internationale des Amis de la Terre, les OGM restent toujours confinés à une poignée de pays avec des secteurs agricoles très industrialisés et orientés vers l'exportation. Près de 90 % de la surface plantée en OGM en 2007 se trouvaient dans 6 pays d'Amérique du Nord et du Sud, avec un total de 80 % pour les seuls Etats-Unis, Brésil et Argentine. Un pays, les Etats-Unis, représente à lui seul, plus de 50 % des OGM dans le monde. En Inde et en Chine, 3 % ou moins des terres arables sont plantés en OGM. Enfin, l'association les Amis de la Terre conteste les statistiques qui montrent une croissance des OGM en Europe. L'opposition des citoyens et leur constante pression sur les gouvernements pour maintenir des conditions de sécurité décentes, font que la surface plantée en OGM en Europe a diminué continuellement depuis 2005, avec une baisse totale de 35 % , analysent-ils.

Le PNUE plaide en faveur d'une économie verte

Le PNUE plaide en faveur d'une économie verte

  • Actu-Environnement.com - 16/02/2009
Dans son Annuaire sur l'Avenir de l'environnement mondial, le PNUE rappelle à son tour l'importance de mettre en œuvre un New Deal écologique mondial et l'urgence d'une transition vers une économie verte.
  • Dans son rapport annuel présenté à Nairobi (Kenya) lors de la réunion de la 25e session de son conseil d'administration (16 au 20 février) à laquelle participent une centaine de ministres et un millier de délégués de 140 pays, le PNUE souligne l'importance de mettre en œuvre un New Deal écologique mondial et l'urgence d'une transition vers une économie verte, faible en carbone et économe de ses ressources. L'annuaire rappelle à la communauté internationale l'urgence de passer à une économie verte , prévient dans un communiqué, Achim Steiner, Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Directeur exécutif du PNUE.
  • Concernant les déchets, l'étude estime que si les tendances se maintiennent, d'ici à 2030, la Chine devrait générer annuellement 500 millions de tonnes de déchets solides et l'Inde, environ 250 millions. La population mondiale générera plus de deux milliards de tonnes de déchets par année. Toutefois, cette tendance a atteint un plateau, sans doute grâce à la minimisation des déchets et au recyclage , commente le rapport qui prône en faveur de la dématérialisation des services et de l'économie circulaire. Cette économie mettrait côte à côte des entreprises et des usines de manière à ce que les résidus de chacun servent de matières premières aux autres.
  • La suite de l'article sur:
http://www.actu-environnement.com/ae/news/pnue_annuaire_nairobi_news_deal_6740.php4

lundi 16 février 2009

OGM, le CRIIGEN réclame la publication des analyses de sang des animaux qui en ont mangé

  • Pour la quinzième année, l'organisme dépendant des industries des biotechnologies ISAAA a publié le 11 février 2009 ses statistiques 2008 des OGM cultivés dans le monde. Pour le Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique (CRIIGEN), malgré des promesses récurrentes, « les OGM se concentrent encore sur 4 plantes : soja 53%, maïs 30%, coton 12% et colza 5%, le tout en progression de 9,3%sur 125 millions d'hectares, soit 8% de l'agriculture mondiale. »

  • « Hélas, 100% de ces OGM sont encore et seulement des plantes à pesticides : 63% tolèrent un herbicide, 15% produisent un insecticide, et 22%, la seconde génération en croissance, fait les deux à la fois. Cette seconde génération peut tolérer jusqu'à 2 herbicides ou produire 2 insecticides en même temps » déplore le CRIIGEN.

  • « La troisième génération à paraître en 2010 aura jusqu'à 8 caractères différents de tolérance à plusieurs herbicides et de production de plusieurs insecticides. Par contre les tests de rats nourris pendant 90 jours ne sont plus faits sur ces OGM plusieurs fois croisés entre eux. Les compagnies promettent toujours pour les années suivantes d'autres caractères. »
  • « Enfin, 89% des OGM sont concentrés sur le continent américain, et beaucoup plus pour les plantes alimentaires, car c'est surtout du coton OGM qui est cultivé en Inde et en Chine » estime le CRIIGEN dans un communiqué.

  • Le Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique (CRIIGEN) « dénonce la main mise du monde des pesticides sur les OGM, lequel s'affranchit de contrôles scientifiques sérieux sur la sécurité sanitaire tout en maintenant une confidentialité délétère, laquelle permet de dire aux lobbies de manière mensongère qu'il n'y a aucun risque. »

  • Le CRIIGEN réclame aussi « la publication immédiate des analyses de sang des animaux qui ont mangé des OGM dans les dossiers d'autorisations, et qui révèlent insuffisances et incompétences. »

OGM : pour une évaluation indépendante

Lylian LE GOFF Médecin, environnementaliste, responsable du dossier OGM pour FNE...( vu dans le journal Metro 15-02-2009)

  • L‘avis rendu récemment par l’Afssa (Agence de sécurité sanitaire des aliments), selon lequel le maïs OGM Monsanto 810 est sans risque pour la santé, paraît opportunément quelques jours avant que la France doive justifier devant la Commission européenne sa décision de suspendre les cultures commerciales de ce maïs insecticide.
  • Cette clause de sauvegarde a été activée le 9 février 2008 en fonction des travaux du Haut Conseil provisoire des biotechnologies, créé au lendemain du Grenelle de l’environnement, qui ont fait apparaître que l’on n’avait pas tenu compte d’effets toxiques sur la faune et la flore, de distances de dissémination très sous- évaluées, de l’insuffisance des protocoles d’évaluation des risques.
  • On ne peut affirmer que les OGM expertisés en l’état sont sans danger : en fait, il est impossible de conclure à leur innocuité car les seules études toxicologiques – confidentielles – sont fournies par le fabricant de l’OGM expertisé ! Ce sont des travaux pluridisciplinaires, contradictoires et indépendants comme ceux du Haut Conseil provisoire qui font apparaître des “anomalies”.

  • Cette expertise controversée de l’Afssa survient après un avis du même ordre, non argumenté, de l’AESA (Agence européenne de sécurité alimentaire) qui incite José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, à demander la levée des interdictions française, autrichienne, grecque et hongroise sur les cultures d’OGM. Trop, c’est trop ! Je suis scandalisé de constater à quel point on ose affirmer l’absence de risques alors que l’on ne se donne pas les moyens de les mettre en évidence. Pour ce faire, il faut des moyens logistiques et budgétaires pour mener des contre-expertises, à la fois dans les domaines sanitaire, environnemental et socioéconomique. Cette instance d’expertise indépendante est inscrite dans le projet de loi Grenelle 1.
  • Trop, c’est trop ! Je suis scandalisé de constater qu’une fois de plus des intérêts privés tendent à l’emporter sur le bien commun – la santé, l’intégrité de l’environnement et des territoires – et une recherche publique indépendante. Or, la voie a été tracée le 20 octobre 2008 par le Conseil européen des ministres de l’Environnement qui, à l’unanimité, s’est prononcé en faveur du “renforcement et de l’harmonisation des méthodes d’évaluation des risques des OGM en Europe”. Il ne faudrait pas ajouter un déni de démocratie au fait de bafouer les principes de précaution et de responsabilité.

OGM : « OU EST L’URGENCE ? »

Une interview de Christian Vélot par Guillaume Malaurie ( Nouvel Obs) 12.02.2009 Christian Vélot vient de publier aux Editions Goutte de Sable « Ogm, tout s’explique » préfacé par Gilles-Eric Séralini et Jacques Testard .Lanceur d’alerte, ses travaux lui ont valu de participer au Grenelle de l’environnement. Il est Docteur en Biologie et Maître de Conférences en Génétique Mo¬léculaire à l’Université Paris-Sud. Il est aussi responsable d’une équipe de recherche à l’Institut de Génétique et Microbiologie (IGM, Institut mixte CNRS-Université) sur le Centre Scientifique d’Orsay. Il est aussi membre du Conseil Scientifique du CRIIGEN (Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique) et du Conseil d’Administration de Fondation Sciences Citoyennes.
  • L’avis des experts de L’Afsaa (l'Agence française de sécurité sanitaire ) conclue à l’inocuité du Maïs trasngénique MON 810 jusque là frappé d’un moratoire par le Gouvernement français depuis le 11 janvier 2008. . Etes vous surpris ?
  • Non, malheureusement. Il est de notoriété publique que certains des experts de l’Afsaa sont des partisans systématiques et de longue date des OGM, que via l’Afis ( Association française pour l’information scientifique), ils sont déjà montés au créneau pour démolir le film « Le monde selon Monsanto » de Marie-Monique Robin et ont signé une pétition favorable aux OGM. J’observe en outre que c’est un rapport « secret » que celui de l’Afsaa et je ne vois pas filtrer d’études quelconques nouvelles qui démonteraient les objections faites par d’autres experts sur la base de recherches en bonne et due forme.
  • Après tout la controverse scientifique est saine ?
  • Oui, bien entendu. Mais encore faut-il entendre les objections. Comment peut-on assurer que les OGM ne représentent aucun danger potentiel pour la santé alors que l’on a encore jamais observé les conséquences d’une telle alimentation sur des animaux plus de trois mois de suite ! Ca me rappelle les communiqués rassurants et non moins catégoriques de l’Académie de Médecine sur l’amiante. Il faut tout de même savoir que l’une des recommandations essentielles du rapport Le Maho ( CPHA), consistait à demander courant 2008 de nouvelles recherches. Notamment sur les effets concernant les espèces non ciblées. Mais aussi sur la toxine du pesticide Bt introduite dans le maïs transgénique. Car si cette protéine ne se replie pas correctement dans l’espace, elle peut conduire, c’est rare mais possible, à des effets fâcheux. N'oubliez pas que l'agent infectieux de la vache folle, le prion, n'est autre qu'une protéine mal repliée. Demander des études complémentaires, ce n’est tout de même pas exorbitant. Mais, enfin, où est l’urgence ? Le temps marchand n’est pas le temps scientifique. Donnons de la durée aux scientifiques pour qu’ils mènent leurs études sur les conséquences de l’introduction des OGM sur les éco-systémes. Et in fine sur l’homme. Si l’on vivait en Europe une situation de pénurie alimentaire dramatique, je pourrais comprendre qu’on se hâte et qu’on lève le principe de précaution. Ce n’est pas le cas. La seule impatience que j’observe , c’est celle des grandes firmes semencières qui veulent forcer une décision favorable à Bruxelles. Et lever le moratoire français.
  • Vous vous définissez vous-même comme lanceur d’alerte. Vous êtes donc engagé dans ce débat mais vous travaillez de longue date sur ces questions. Quels sont à vos yeux les doutes les plus lourds que vous avez sur les Ogm ?
  • Ce qui est inquiétant, ce sont les effets non désirés et donc non annoncés sur la faune non ciblée par l’insecticide introduit dans le maïs génétiquement modifié. Et donc les effets sur la santé humaine. Sur le lombric, mais aussi sur les guêpes prédatrices des œufs des pyrales qui attaquent le maïs . Ces mêmes pyrales que l’insecticide a pour tâche de détruire. Ce qu’il faut comprendre, c’est que la toxine de la bactérie du sol Bt utilisée qui est naturellement efficace uniquement contre la pyrale s'avère l'être aussi contre la sésamie. Et puis il est désormais avéré , suite à plusieurs études récentes que la toxine était aussi dangereuse pour d’autres animaux : les coccinelles ( Comme en témoigne une recherche suisse très récente) , les insectes aquatiques et les daphnés ( puces d’eau). Ca mérite tout de même de s’arrêter et de réfléchir. De répondre à ces carences d’évaluation au lieu de nous condamner à devenir nous-mêmes des cobayes.

samedi 14 février 2009

Appauvrissement des sols : retour sur la responsabilité de l'agriculture intensive et de l'urbanisation

Actu-Environnement.com - 09/02/2009 Essentiel pour l'environnement, le sol est une ressource fragilisée par les activités humaines. L'agriculture intensive et l'étalement urbain contribuent à son appauvrissement. L'érosion et l'imperméabilité sont les principaux risques en France.
  • Le sol est en position d'interface dans l'environnement. Il échange en permanence des flux, que ce soit du gaz, de l'eau, des particules, et constitue donc un maillon essentiel de l'environnement, encore peu pris en compte aujourd'hui, analyse Dominique Arrouays, directeur d'Infosol à l'Institut scientifique de recherche agronomique publique (INRA). Produire les aliments, réguler le cycle et la qualité de l'eau, stocker du carbone, recycler les matières organiques, entretenir la biodiversité, fournir des matières premières… Les fonctions du milieu sol sont multiples et essentielles à la vie végétale, animale et anthropique. Au cours du temps, l'homme a plus ou moins profondément modifié les sols par la culture, l'industrie mais aussi l'urbanisation, entraînant parfois une fragilisation de ce milieu. Un milieu non renouvelable à l'échelle du temps humain, qui perd plus vite qu'il ne peut se reconstituer. La formation des sols est en effet très lente.
  • Si la connaissance des sols est imparfaite aujourd'hui , d'après Didier Rat, chargé de mission au bureau des sols et de l'eau du ministère de l'agriculture et de la pêche, les spécialistes s'accordent pour dire qu'il y a une dégradation de la qualité des sols, avec un discours plus ou moins alarmiste… Pour Dominique Arrouays, les sols ne sont pas morts, il y a encore des milliards de microorganismes dans le milieu. Mais des menaces existent néanmoins du fait de leur appauvrissement. La Commission européenne en a identifié 8 en 2002. Selon Dominique Arrouays, l'érosion et l'imperméabilité des sols due à une « bétonisation » des territoires constituent les principaux risques en France.
« Un grand département français disparaît tous les dix ans » sous le béton
  • L'aménagement des sols, l'étalement urbain et l'industrialisation ont modifié la structure des sols. L'urbanisation mènerait ainsi en France chaque année à la perte de 60.000 hectares de sol sous le béton, soit l'équivalent d'un grand département français qui disparaît tous les dix ans, selon Demonique Arrouays. Une tendance qui s'accélère aujourd'hui et qui pose des questions de concurrence des sols notamment avec la fonction nourricière de la terre. Cette « bétonisation » mène également à une imperméabilité des sols qui perdent ainsi leur fonction de tampon et de filtre. Ce ne sont pas tant les villes qui posent problème que ce qui va avec : parkings de supermarché, infrastructures de transport, industrialisation… explique le directeur d'Infosol-INRA.
  • L'érosion des sols, phénomène naturel, est lui aussi exacerbé par l'activité humaine. Ce phénomène constitue la principale menace en Europe (45 % des sols concernés) et en France (25 % des sols touchés). Selon l'INRA, la vitesse de formation d'un sol est de 0,1 à 0,02 mm par an alors que l'érosion moyenne exporte 1 mm de sol en un an. Si aujourd'hui l'érosion aurait tendance à diminuer en France du fait de l'augmentation des surfaces forestières, les grandes plaines limoneuses du Nord et du Sud Ouest sont particulièrement affectées par ce phénomène. L'érosion hydrique, causée par la pluie et le ruissellement, est la plus préoccupante.
  • La contamination au plomb, mercure et autres traces métalliques est quant à elle liée à l'industrie mais aussi aux transports. A 100 km autour de l'agglomération parisienne par exemple, s'étend une zone de contamination diffuse au plomb principalement liée à la circulation automobile. Si en France le constat n'est pas alarmant selon Dominique Arrouays, les zones urbaines et industrielles constituent néanmoins des points noirs. Enfin, les scientifiques se penchent aujourd'hui sur les polluants organiques persistants liés à l'utilisation de pesticides, des produits qui peuvent s'accumuler dans les organismes vivants et qui sont encore peu étudiés.
Agriculture intensive : asphyxie des sols et perte de diversité
  • La baisse des teneurs en matière organique, la baisse de la biodiversité et le tassement des sols sont quant à eux prioritairement imputables à l'agriculture intensive.
  • Ainsi, particulièrement en Lorraine, en Bretagne et en Franche Comté, l'intensification des pratiques agricoles mènent à une perte de matières organiques, ce qui influe directement sur la fonction de captage de gaz à effets de serre du sol. Un phénomène pas irrémédiable… Selon Dominique Arrouays, des études ont montré qu'en changeant les pratiques agricoles, on pouvait augmenter la présence des matières organiques et stocker dans les sols 2 à 3 millions de tonnes de carbone par an supplémentaires sur l'ensemble du territoire français. Le sol stockerait en France près de 3 milliards de tonnes de carbone dans les 30 premiers centimètres.
  • La baisse de la biodiversité dans les sols est une menace soupçonnée par les chercheurs. Un phénomène pas irrémédiable non plus : alors que les systèmes de culture intensive mènent à une perte de diversité, les systèmes de rotation augmentent la présence de microorganismes et la richesse du milieu.
  • Enfin, le tassement des sols, lié en partie à l'utilisation d'engins agricoles, mène à une perturbation des fonctions du milieu : filtration de l'eau, asphyxie des sols, échange de gaz à effets de serre… Si certains sols peuvent se restructurer naturellement ou grâce au travail de l'homme, d'autres, comme les sols limoneux pauvres en matières organiques, restent tassés.
Une problématique peu présente dans la réglementation
  • Le sol reste un milieu peu couvert par la science. Un grand inventaire devrait aboutir d'ici 2012 en France et accroître ainsi la connaissance sur cette problématique. La question de la protection des sols est également peu prise en compte par la réglementation. En France, il n'y a pas de réglementation globale et cohérente sur les sols, commente Didier Rat. On retrouve cette problématique dans la loi cadre sur l'eau, dans la réglementation relative à l'urbanisme mais la question de la protection des sols n'est pas au cœur de ces textes.
  • A l'échelle européenne, un projet de directive sur les sols est en discussion depuis plusieurs années, sans pour l'instant avoir abouti. Le dossier a été néanmoins remis sur la table des négociations lors de la présidence française de l'Union européenne et a été repris par la présidence actuelle. A suivre…