vendredi 28 novembre 2008

9ème édition de la course Route des 4 Châteaux

9ème EDITION de la course Route des 4 Châteaux

C'était le 23 Novembre...

  • Merci à Isa de m'avoir "supportée" jusqu'au 7ème km....!

  • Bon cette année, mon manque d'entraînement et ma fatigue associés au froid m'ont coûté énormément d'énergie ; j'ai eu l'impression d'un parcours plus dur et plus long!! L'impression de courir contre un mur.... J'ai bien cru laisser tomber mais j'ai fini au mental tout au mental.....
  • 20 min de plus que l'année dernière mais après tout, cela ne veut rien dire du tout et ce n'est absolument pas important.. Le but est de finir ... et dans un état pas trop mauvais..!!
  • La neige s'est mise de la partie comme si je n'avais pas assez froid!! Brrr..
  • L'arrivée.. qu'elle était loin!! Dans quel état j'erre....

  • Nous assistons à la remise des trophées, qui sont sur le mode de la ré-utilisation et du recyclage..

  • Merci à Laurent pour le co-voiturage et les boissons chaudes chez lui !!! Et merci à Isa pour la tarte aux pommes !! Il faut bien se remettre d'un tel effort!!

A l'année prochaine !!!

mercredi 26 novembre 2008

RAISINS EUROPEENS : des pesticides détectés , une enquête de 5 ONG

Enquête sur les raisins de table au sein de l’UE : des ONG détectent des pesticides, parfois interdits, souvent préoccupants et en grand nombre dans des raisins de certains supermarchés !
MDRGF

Une grande enquête a été menée par 5 ONG , dont le MDRGF pour la France, dans 5 pays européens ( Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne) dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. 124 échantillons de raisins issus de l’agriculture intensive ont été analysés, par un laboratoire allemand spécialisé, afin de rechercher d’éventuels résidus de pesticides. Les résultats sont préoccupants :

Résultats globaux.

> 99,2% des raisins analysés contenaient des résidus de pesticides! Soit 123 des 124 échantillons testés. Seul un échantillon ne présentait pas de trace de pesticides. > 0.65mg/kg de pesticide (matière active) trouvé en moyenne par échantillon. > 20% des raisins étaient contaminés par 10 ou plus de 10 pesticides différents. > 4,8% des échantillons dépassaient les nouvelles Limites Maximales en Résidus européennes (LMR), des limites légales qu'on ne doit pas dépasser ! > 3 échantillons contenaient des pesticides interdits dans les pays de production. > Un échantillon dépassait la dose de référence pour la toxicité aiguë de l'Organisation mondiale de la santé! Le dépassement de cette dose de référence, même une seule fois, peut endommager la santé humaine, en particulier la santé des enfants. > Et parmi tous ces pesticides de nombreuses matières actives présentaient des risques potentiels pour la santé. On a trouvé des pesticides neurotoxiques, suspectés d’être cancérigènes ou encore pouvant perturber le système hormonal.

Et pour la France ?

> 100% des 25 échantillons testés étaient contaminés. > 0,73mg/kg de pesticide (matière active) trouvé en moyenne par échantillon. > 44% des raisins étaient contaminés par 10 ou plus de 10 pesticides. 51 pesticides différents ont été détectés au total. > 8,5 pesticides par échantillon en moyenne! Le record pour l’enquête : 16 pesticides dans un échantillon de raisin acheté! > 16% des échantillons dépassaient les nouvelles Limites Maximales en Résidus européennes (LMR), des limites légales qu'on ne doit pas dépasser ! > Cerise sur le gâteau, des pesticides interdits d’usage dans toute l’UE ou dans le pays de production ont été retrouvés ! En effet, 2 échantillons de raisins italiens contenaient de l’endosulfan, un pesticide interdit dans toute l'UE. Comme le DDT, l'endosulfan est un polluant organique persistant (POPs) qui provoque des dommages à long terme pour l'environnement. De plus, un autre échantillon de raisin italien contenait l’insecticide bromopropylate qui n’est plus autorisé en Italie depuis fin 2007 !

lA SUITE ET LES DETAILS SUR LE SITE:

http://www.mdrgf.org/news/news241108_raisin_supermarche_pesticides.html

mardi 25 novembre 2008

colloque « Environnement chimique, reproduction et développement de l’enfant »

colloque « Environnement chimique, reproduction et développement de l’enfant »
  • Ce Colloque se tient aujourd' hui au Ministère de l 'écologie à Paris.
Information que m'envoie le C2DS :
Lors de son discours d’ouverture du colloque « Environnement chimique, reproduction et développement de l’enfant » qui se tient en ce moment même au Ministère de l’écologie à Paris, Madame Roselyne BACHELOT-NARQUIN, Ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative a annoncé :
  • « Nos efforts communs, en France, en Europe et dans le monde, doivent être orientés de telle sorte que nous puissions vivre dans un environnement chimiquement moins dangereux. Consciente de l’importance de la recherche scientifique et déterminée à protéger et à mieux informer le grand public, je vais commander à l’INSERM une expertise collective sur la mutagénèse et la reprotoxicité de produits chimiques, notamment les produits classés CMR 3, c’est-à-dire sans effets prouvés chez l’homme ou chez l’animal mais pour lesquels une suspicion d’effet CMR existe.
  • Je m’apprête également à saisir le directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, pour faire réévaluer le risque des cosmétiques pendant la grossesse et chez le jeune enfant. Je pense notamment aux cosmétiques distribués dans les maternités.
  • J’interviendrai, enfin, au niveau européen pour que soit connue, dans le respect du secret industriel, la composition quantitative et qualitative des cosmétiques. Informer constitue, en effet, l’une de mes priorités.
  • C’est donner à chacun, et en particulier aux plus sensibles, comme les femmes enceintes ou les enfants, une liberté de choix des plus essentielles. Aussi, je tiens à ce qu’une campagne d’information soit réalisée par l’INPES sur les risques potentiels liés à l’utilisation, pendant la grossesse, de certaines substances chimiques, notamment celles qui seront identifiées par l’expertise collective de l’INSERM.
  • Cette campagne s’adressera au grand public, aux femmes enceintes ou susceptibles de l’être, mais aussi aux professionnels de santé, pédiatres, gynécologues-obstétriciens et sages-femmes. Je ferai insérer dans le carnet de maternité une information sur le risque potentiel de l’utilisation de ces produits pendant la grossesse.
  • J’aimerais, enfin, faire étudier, en partenariat avec les industriels, la possibilité d’apposer, sur les produits reprotoxiques, un logo indiquant qu’ils ne sont pas recommandés aux femmes enceintes et aux jeunes enfants.
  • 14 % des couples consultent en France pour des difficultés à concevoir. Même si les causes peuvent être multiples, à ces couples en souffrance, à ceux qui, plus généralement, craignent pour leur santé, nous devons une transparence totale.
  • L’enjeu est trop important pour que nous restions dans l’incertitude. Face à la complexité, à la diversité et à l’ampleur des pathologies d’origine environnementale, nous devons impérativement renforcer notre expertise et partager nos connaissances au-delà des frontières. »

Il est temps que les politiques entendent les avertissements lancés par la communauté scientifique. N'attendons pas pour agir; informe c'est bien mais pourquoi ne prend- on pas des mesures pour interdire ces molécules ?

Rappel : ARTE le mardi 25 novembre à 21h - « mâles en péril », documentaire de Sylvie Gilman et Thierry Lestrade (auteurs du film « La guerre contre le cancer »). Quelles sont les raisons de la baisse alarmante de la fertilité masculine ? Quel rôle les œstrogènes chimiques présents dans notre environnement jouent-ils sur le développement du fœtus ?

lundi 24 novembre 2008

Produits cosmétiques pour bébés : l'alerte du C2DS

PRODUITS COSMETIQUES pour les BEBES : les risques
Les dernières infos du C2DS reçues en tant qu 'adhérente du Comité
  • En septembre, le C2DS lançait une alerte sur les cosmétiques bébés contenus dans les boites roses distribuées aux jeunes mamans par les maternités. Il s’agissait notamment de dénoncer des produits cosmétiques dont l’innocuité à long terme n’est pas prouvée.
  • L’Afsset communique en ces termes : «On trouve des perturbateurs endocriniens dans certaines crèmes, notamment du parabène, un perturbateur endocrinien reconnu", a déclaré à l'Associated Press, Elisabeth Robert Gnansia, chef du département méthodologie, recherche et relations extérieures à l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset).
  • La secrétaire d’Etat Nathalie K. MORISET a aussi annoncé publiquement « pour les femmes enceinte, il faut limiter leur exposition aux produits chimiques, éviter la multiplication des produits cosmétiques, aller plutôt vers le « bio », ou au moins le « sans parabène » … ».
  • Mais paradoxalement, le Ministère de la Santé ne prend pas position et l’Afssaps ne semble non seulement pas convaincue de la nocivité de certaines substances incriminées mais explique que les parabènes, par leur biodégradabilité, peuvent être apparentés à de la chimie verte.
Qui croire, comment s’y retrouver et ne pas être inquiet ? Les professionnels de santé ont un rôle éducatif à jouer envers les femmes enceintes et les jeunes mamans. Face à l’absence de messages clairs et cohérents de la part des autorités sanitaires françaises, il nous semble plus que jamais indispensable d’appliquer un principe absolu de précaution à l’égard de la génération future qui voit le jour dans nos établissements.
Pour que vous puissiez en juger, nous vous invitons à visionner ces différents reportages et émissions :
  • ARTE le mardi 25 novembre à 21h du film « mâles en péril », documentaire de Sylvie Gilman et Thierry Lestrade (auteurs du film « La guerre contre le cancer »). Quelles sont les raisons de la baisse alarmante de la fertilité masculine. Quel rôle les œstrogènes chimiques présents dans notre environnement jouent-ils sur le développement du fœtus ?
Le secteur de la santé se doit plus que jamais d’être exemplaire par ses achats, son approche de l’exposition de ses salariées à divers produits chimiques, les conseils donnés aux mamans, par la gestion de son impact environnemental etc. pour ne pas générer les pathologies de demain.

Semaine de réduction des déchets 2008

Semaine de réduction des déchets 2008

Communiqué de presse - Jeudi 20 Novembre 2008

France Nature Environnement

Semaine de réduction des déchets 2008 : Ensemble, réduire c’est agir !

Partout en France, du 22 au 30 novembre, les associations locales et régionales se mobilisent en faveur de la prévention des déchets. Une cinquantaine d’associations fédérées à France Nature Environnement réaliseront ainsi plus de 70 actions. Achats futés = moins de déchets

Les bénévoles de France Nature Environnement mèneront des actions « Achats futés = moins de déchets » dans plus d’une quarantaine de grandes surfaces, afin de sensibiliser le citoyen à ses gestes d’achats.

Des stands y présenteront les différents moyens d’éco-consommer en faisant moins de déchets. Mais surtout, des étiquettes Stop Rayon valoriseront dix catégories de produits : les grands formats, les écolabellisés, les concentrés, le vrac, les rechargeables, les réutilisables, ceux qui ont une grande longévité, ceux aux emballages bien dimensionnés, les sans pile et enfin les moins dangereux.

En particulier, dans onze magasins Carrefour, des carnets de courses « Achetez futé pour faire moins de déchets ! » seront distribués. Réalisés par FNE, l’ADEME et Carrefour, ils contiennent quantité de conseils et d’informations pour consommer sans déchets.

« En ouvrant l’œil pendant les courses, précise Delphine Tombal du réseau déchets de FNE, chacun d’entre nous peut réduire de 50 kg sa production de déchets annuelle ».

Des dizaines d’autres actions de prévention des déchets

Sensibilisation des élèves du primaire, comme par exemple avec l’association Frapna Savoie, promotion du compostage domestique avec la Passiflore, diffusion de l’autocollant Stop Pub avec la Frapna Drôme, soutien à l’utilisation des couches lavables, avec entre autres Franche Comté Nature Environnement , et de nombreuses autres actions permettront de proposer aux citoyens des gestes concrets de réduction des déchets.

Nathalie Villermet, chargée de mission de FNE, estime que les enjeux sont majeurs : « Si 100 boîtes aux lettres sont équipées d’un autocollant STOP PUB, ce sont 4 tonnes de déchets en moins par an ! Le compostage peut réduire d’un bon tiers le poids de la poubelle. Quant aux couches lavables, elles évitent de produire plus de 750 kg de déchets par bébé ! ».

FNE invite les citoyens à participer à ces actions pour échanger et débattre, afin de réduire nos déchets en quantité et toxicité.

Découvrez en ligne la liste complète des actions de FNE dans le cadre de la Semaine de Réduction des Déchets et notre site sur la prévention des déchets

http://preventiondechets.fne.asso.fr/dechets/listeassociationSRD2OO8.pdf

vendredi 21 novembre 2008

L'Agence internationale de l'énergie tire la sonnette d'alarme

L'Agence internationale de l'énergie tire la sonnette d'alarme
Le Monde (France)Le 08-11-2008
Le dernier rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), publié jeudi 6 novembre, n'incite pas à l'optimisme. Entre la hausse inévitable des prix du brut, le déclin accéléré des gisements pétrolifères en exploitation, l'insuffisance des investissements (production, raffinage...) et l'accélération du réchauffement climatique, il est difficile de ne pas voir l'avenir de la planète en noir à la lecture du ''World Energy Outlook 2008''.
  • Au rythme où vont les choses, il faudrait une décarbonisation majeure de l'économie pour éviter des dégâts catastrophiques et irrémédiables sur le climat. Rien moins qu'une révolution énergétique. Faut-il pour autant désespérer ? Nous sommes à la croisée des chemins (...). Il n'est pas trop tard pour changer de direction, estime Fatih Birol, économiste en chef de l'AIE et maître d'oeuvre du rapport.
  • Le monde ne manque pas d'or noir. La terre refermerait même 6.500 milliards de barils, calcule l'AIE en comptabilisant les huiles les plus coûteuses et les plus difficiles à extraire et à raffiner.
  • Mais si l'on ne retient que le pétrole dit conventionnel, le déclin des gisements s'accélère. Plus vite en mer du Nord et dans les petits réservoirs qu'au Moyen-Orient et dans les gisements géants d'Irak ou d'Arabie saoudite. S'appuyant sur l'analyse de 800 champs dans le monde (y compris les 54 supergéants contenant au moins 5 milliards de barils), l'AIE estime leur déclin naturel à 9% par an une fois atteint leur pic.
  • Il tombe à 6,7% en raison des investissements destinés à soutenir la production. Ces taux de déplétion seront respectivement de 10,5% et 8,6% en 2030 si l'on n'investit pas davantage. Or la consommation quotidienne passera de 84 à 106 millions de barils en 2030 (hors agrocarburants), même si la part du brut dans l'énergie primaire devait tomber de 34% à 30% en raison de la montée du charbon et du gaz.
  • Si le monde ne manque pas de pétrole, il souffre d'un grave manque d'investissement dans ce secteur, s'inquiète l'AIE. Avocat des pays riches de l'Organisation de développement et de coopération économiques (OCDE), l'Agence évalue les besoins à 26.000 milliards de dollars d'ici à 2030, dont 8.400 milliards pour les hydrocarbures et 13 600 milliards pour l'électricité. Dans certains pays, des sommes gigantesques devront être mobilisées seulement pour compenser le déclin des gisements. A cette aune, même les profits des cinq premières compagnies pétrolières internationales (ExxonMobil, Shell, BP, Total, Chevron), qui ont dépassé 50 milliards de dollars au troisième trimestre 2008, semblent modestes.
  • L'essentiel du brut facile à extraire et en grande quantité se trouve au Moyen-Orient, dont la plupart des Etats adhèrent à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). L'AIE estime que sa part de la production mondiale passera de 44% à 51% en 2030. C'est peu pour une région détenant près des deux tiers des réserves. Et ses experts doutent de leur volonté de faire ces investissements eux-mêmes ou d'attirer les capitaux étrangers suffisants pour maintenir un rythme nécessaire d'investissements.
  • La rareté de la ressource et le coût des investissements se répercuteront sur les prix. L'ère du pétrole bon marché est révolue, souligne l'AIE. Si le baril de brut est tombé à 57 dollars à Londres, jeudi, l'agence s'attend à ce qu'il repasse au-dessus de 100 dollars (hors inflation) et se maintienne à cette moyenne jusqu'en 2015. Il devrait atteindre 200 dollars en 2030. C'est un ajustement majeur, puisque les mêmes experts tablaient, en 2007, sur 108 dollars. Cela s'explique par une réévaluation des perspectives de coûts de production et de demande. Une demande de pétrole qui, selon l'AIE, croîtra de 45% dans les vingt ans à venir. Est-ce supportable pour la planète ? La moitié de la croissance de la demande viendra de Chine et d'Inde (et 87% des pays émergents). La consommation des pays développés continuera de reculer.
  • On peut être certain que le monde de l'énergie sera différent en 2030 de ce qu'il est aujourd'hui, conclut l'Agence. Mais pas forcément dans le sens souhaité, ajoute-t-elle. Pétrole, gaz et charbon représenteront, en effet, encore 80% de l'énergie consommée. Ce secteur, responsable de 61% des émissions de CO2, devrait être en 2009 au centre des débats du sommet de Copenhague, censé relancer le protocole de Kyoto. Il est urgent de promouvoir les économies d'énergie et les renouvelables. La production d'électricité à partir de l'éolien, de la biomasse et du solaire aura beau progresser de 7% par an, elle ne représentera que 4% du courant dans vingt ans (contre 1%). L'AIE conclut que c'est moins le pétrole que le temps qui risque de manquer à l'humanité.

jeudi 20 novembre 2008

Retrait du décret sur le fichier EDVIGE...

RETRAIT DU DECRET sur le fichier EDVIGE
  • Publication au Journal Officiel : le décret de création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel " EDVIGE" a été RETIRE !!
  • Ce retrait fait suite au dépôt de plusieurs demandes, dont celle faite par Me Corinne LEPAGE pour le compte de plusieurs organisations et associations
  • Une victoire pour la démocratie , pour la défense des libertés individuelles mais quid de CRISTINA ? Et gardons l' oeil , ils sont capables de sortir discrètement autre chose...

Décret n° 2008-1199 du 19 novembre 2008 portant retrait du décret n° 2008-632 du 27 juin 2008 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « EDVIGE »

Cinq tonnes de têtes de thon rouge offertes à M.Barnier. La France doit soutenir la fermeture de la pêche au thon rouge !

Cinq tonnes de têtes de thon rouge offertes à M.Barnier. La France doit soutenir la fermeture de la pêche au thon rouge !
France — Paris, le 17 novembre 2008.
Alors que s'ouvre aujourd'hui (le 17 novembre ndrl) à Marrakech l'assemblée annuelle de l'ICCAT (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique), quinze militants de Greenpeace ont déversé ce matin à 9h30 cinq tonnes de têtes de thon rouge rue de Varenne devant le ministère de l'agriculture et de la pêche à Paris.
Greenpeace dénonce l'irresponsabilité de la France et de son ministre chargé des pêches, M Barnier, qui refuse de soutenir la seule mesure qui permettrait de sauver une ressource millénaire pour les peuples méditerranéens : la fermeture de la pêche.
  • « Si des mesures drastiques ne sont pas prises cette semaine, les pays membres de l'ICCAT porteront la pleine responsabilité de la disparition d'une des plus importantes et des plus rentables pêcheries de notre époque ! déclare François Chartier chargé de campagne océan de Greenpeace France. La France, l'un des principaux pays pêcheurs, s'obstine dans une position irresponsable qui pourrait se résumer par « tout sauf la fermeture ». Il est temps pour M.Barnier d' assumer ses responsabilités et de se prononcer pour la seule décision qui permette d'éviter l'effondrement du stock de thon rouge. »
  • La France assure actuellement la présidence tournante de l'Union européenne : elle a une responsabilité majeure dans la position qui sera défendue à Marrakech par l'Europe.
  • L'ICCAT est une organisation internationale où siègent les délégations de 45 pays, dont celle de l'Union Européenne. En privilégiant depuis des années les intérêts à court terme de la pêche industrielle, la gestion de la pêcherie du thon rouge sous l'égide de l'ICCAT a conduit le stock au bord de l'effondrement. En 2006, après des années de surpêche, l'ICCAT a adopté un supposé plan de sauvetage qui définissait notamment un maximum autorisé de captures de 29 500 tonnes (alors que son propre comité scientifique recommandait un maximum de 15 000 tonnes...). En 2007, année d'entrée en vigueur de ce plan, la bagatelle de 61 000 tonnes ont été pêchées. La moitié des prises sont illégales. En septembre dernier, un audit réalisé par des experts indépendants mandatés par l'ICCAT a dénoncé une « parodie de gestion en matière de pêcheries ».
  • « Nous n'avons plus de temps si nous voulons encore du thon en Méditerranée, ajoute François Provost, chargé de campagne océan de Greenpeace International, qui participe à la réunion de Marrakech. L'ICCAT se trompe sur toute la ligne. Son soi-disant « plan de sauvetage » est en lambeaux. La pêcherie est complètement hors de contrôle et les zones de reproduction sont vidées chaque année alors qu'elles devraient être protégées. »
  • Greenpeace demande à l'ensemble des membres de l'ICCAT de se prononcer pour la fermeture immédiate de la pêcherie du thon rouge. Elle ne devra pas rouvrir avant que :
  1. - des réserves marines soient mises en place pour protéger les zones de reproduction ;
  2. - la capacité de pêche soit réduite à un niveau durable ;
  3. - un nouveau plan de gestion en accord complet avec les recommandations des scientifiques soit adopté et pleinement implanté.
Greenpeace fait campagne pour la création d'un réseau mondial de réserves marines couvrant 40% des mers du globe, une mesure essentielle pour pouvoir véritablement protéger les mers des ravages du changement climatique, restaurer les stocks sauvages de poissons et maintenir en vie les écosystèmes marins.

Cameroun: De d'huile de palme pour rouler ou cuisiner?

Cameroun: De d'huile de palme pour rouler ou cuisiner?
Au Cameroun, les palmeraies du groupe français Bolloré s'étendent pour combler le déficit d'huile de palme, mais aussi pour produire des biocarburants. Un projet critiqué par la société civile qui y voit une menace de plus contre la sécurité alimentaire.
  • Dans les plantations de la Société camerounaise des palmeraies (Socapalm), à Mbambou (environ 70 km au sud-est de Douala), une pépinière de plants de palmiers à huile s'étend sur près d'un hectare. Ces milliers de jeunes plants seront mis en terre au début de l'année 2009 sur les nouvelles terres récemment aménagées, indique Jonas Sepnop, un employé de cette ex-société d'État, rachetée en 2000 par la société belge Socfinco, liée au groupe français Bolloré.
  • Non loin de là, les travaux de construction d'une nouvelle usine de transformation d'huile de palme avancent. C'est pour répondre à la pénurie d'huile, lâche simplement Cyprien Mbondié, le directeur commercial.
  • Le Cameroun, pourtant plus gros producteur d'huile de palme de la région (200.000 tonnes en 2007), doit en importer d'Asie à des prix de plus en plus élevés avec la hausse des cours mondiaux : environ 50.000 tonnes cette année pour combler le déficit de production dû au vieillissement des plantations et à une pluviométrie insuffisante.
  • Résultat : en deux ans, le prix de vente au détail a presque doublé, atteignant 600 à 800 francs CFA le litre (0,90 à 1,21 euro). L'huile de palme est utilisée dans la plupart des recettes de cuisine et par les savonneries. Mais, depuis 2005, la Socapalm l'utilise aussi pour produire du biocarburant.
À la direction générale de la Socapalm, à Douala, la capitale économique camerounaise, on se refuse à confirmer l'existence de ce projet qui absorberait une partie de la production au détriment de la consommation des ménages. Un secret de polichinelle, car, confirme sous anonymat un employé, les travaux sur la production de biodiesel à partir de l'huile de palme sont conduits dans notre usine de Kienké, vers Kribi.
Contre les biocarburants
  • Jean-Marie Libert, responsable du projet biocarburant de la Socapalm, avait été clair lors d'une conférence internationale sur les biocarburants qui a réuni au Burkina Faso, en 2007, des experts techniques, des décideurs politiques, économiques et des ONG : Nous voulons explorer les différentes pistes que peuvent offrir l'huile de palme et ses dérivés comme sources énergétiques, et y impliquer les pays africains en les amenant à jouer un rôle dans l'élaboration des produits offrant une alternative écologique et économique au gasoil.
  • Il avait même révélé qu'à l'instar de la Socapalm, la Safacam et la Ferme suisse, qui appartiennent au groupe Bolloré, expérimentaient, elles aussi, la production de biodiesel. Ces trois sociétés (sur cinq au Cameroun) assurent, à elles seules, environ 80 pour cent de la production nationale d'huile de palme sur 40.000 hectares.
  • Faire tourner des moteurs avec une huile qui pourrait utilement servir dans la cuisine suscite des réactions. On ne peut pas comprendre qu'on parle de produire des biocarburants avec de l'huile de palme au moment où la consommation du pays est déficitaire, s'insurge Bernard Njonga, président de l'Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (ACDIC). Nous sommes totalement contre ces biocarburants puisqu'ils concurrencent les produits alimentaires.
  • Un tel projet, argumente-t-il, signifie étendre les surfaces cultivées au détriment des cultures vivrières. N'oubliez pas, prévient-il, que les émeutes de février dernier avaient également pour origine la production des agrocarburants à l'étranger au détriment des denrées alimentaires. Les manifestations contre la vie chère avaient fait des dizaines de morts au Cameroun et paralysé le pays pendant cinq jours.
Protestations villageoises
  • Localement, le développement des plantations de palmier à huile suscite aussi des oppositions. À Mbambou, les riverains ont protesté, il y a quelques mois, contre l'occupation de 7.500 hectares de terres que l'État a rétrocédées à la Socapalm pour étendre ses palmeraies. Ils estiment que ces terres leur appartiennent et qu'ils ont donc le droit de les cultiver.
  • Mais, faute de disposer de titres fonciers en bonne et due forme, leurs revendications n'aboutissent pas. Les autorités administratives de la localité leur ont signifié qu'ils n'avaient aucun droit à faire valoir sur ces terres, mais que la société leur réservera des espaces pour les cultures vivrières.
  • Mêmes récriminations dans l'arrondissement de Dibombari (25 km à l'ouest de Douala), où se trouvent les plus grandes plantations de la Socapalm. Lors des réunions avec les responsables, nous avons demandé 500 hectares pour cultiver et les chefs de Mbonjo 125 hectares. Nous n'avons rien eu jusqu'ici, se plaint Isaac Mondo, chef du village Bomono.
  • Ici, le palmier à huile est omniprésent depuis une quinzaine d'années et les paysans sont régulièrement traînés devant les tribunaux par la Socapalm pour occupation illégale des terres ou vol de noix de palme. Les riverains des autres sites de la société (à Mbongo, Eseka ou Kienke) sont en proie à la même insécurité foncière.
  • Face à ces problèmes et au développement des biocarburants, en général, l'attitude des autorités oscille. Paul Biya, le président camerounais, dans son message de fin de l'année 2007, avait déclaré ne voir que des avantages à ce que le Cameroun étudie la possibilité de développer la production des biocarburants à partir de certaines productions agricoles résiduelles (comme les résidus de la canne à sucre, Ndlr).
  • Cette onction politique a été aussitôt suivie de la venue, au Cameroun, du Français Charles Million, directeur de 'Agro Energie Développement' (AED), avec un projet de production de biodiesel à partir de la plante jatropha, mais aussi du tournesol dont l'huile est comestible.Badel Ndanga Ndinga, le ministre camerounais de l'Industrie, lui, est allé plus loin en encourageant AED à entreprendre également des recherches sur d'autres plantes comme... l'huile de palme.

Valorisation de la production locale et compétitivité sur le marché mondial

Valorisation de la production locale et compétitivité sur le marché mondial
Afrique
La valorisation de la production locale dans les pays en développement aide non seulement à promouvoir le marché interne et les exportations, mais elle contribue aussi de manière importante à la sécurité alimentaire de millions de personnes qui tirent leur subsistance de l’agriculture.
C’est dans cette optique que la Fondation Slow Food pour la biodiversité et la FAO viennent de passer un accord de coopération dans le cadre du Projet FAO de sécurité alimentaire en Afrique occidentale, financé par la Coopération italienne et qui intéresse quatre pays : la Guinée-Bissau, le Mali, le Sénégal et la Sierra Leone.
La suite de l'article:

mardi 18 novembre 2008

Borloo présente son plan pour les énergies renouvelables

Borloo présente son plan pour les énergies renouvelables
Un an après le Grenelle de l'environnement, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a dévoilé lundi un plan énergies vertes qui fait la part belle au solaire et à la géothermie.
  • Objectif affiché : porter à 23% la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie en France en 2020, soit un doublement par rapport à 2005 (10,3%).
  • D'ici 2011, par exemple, chaque région devra se doter d'une centrale solaire, ce qui devrait faire de la France l'un des leaders mondiaux en la matière.
  • "Biomasse, énergie solaire, photovoltaïque, éolienne, etc. : chaque région doit avoir son plan", a expliqué à la presse le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.
  • La chaleur, qui représente environ un tiers de la consommation d'énergie finale en France, est aujourd'hui principalement produite par des énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre.
  • A partir du 1er janvier, un fonds "chaleur renouvelable" d'un montant d'un milliard d'euros sur trois ans devrait développer le recours au bois, au solaire, à la géothermie et au biogaz dans l'habitat collectif, les bureaux et l'industrie.
  • Pour les particuliers, le crédit d'impôt développement durable continuera jusqu'à 2012 et les procédures administratives seront simplifiées.
  • Le gouvernement, qui veut notamment encourager la production d'énergie issue du sous-sol, table sur deux millions de foyers équipés de pompes à chaleur d'ici 2020.
ÉOLIENNES
  • Pour ce qui est des éoliennes, qui se sont multipliées ces dernières années et font l'objet de nombreuses critiques, les autorités veulent "éviter le mitage du territoire, et prévenir les atteintes aux paysages, au patrimoine et à la qualité de vie des riverains".
  • Jean-Louis Borloo maintient néanmoins l'objectif de 8.000 éoliennes en France à l'horizon 2020, en incluant celles qui seront installées en mer.
  • Pour ce qui est du solaire, chacune des 22 régions de France devra se doter d'ici 2011 d'une centrale "exemplaire sur le plan de l'insertion environnementale et paysagère", chaque projet devant recevoir le feu vert préfectoral, explique le ministère.
  • Le parc hydroélectrique français - le deuxième d'Europe après la Norvège - devra "être modernisé et optimisé dans une approche de développement durable".
  • Le plan Borloo confirme également l'investissement d'un milliard d'euros pour la recherche dans le domaine du développement durable, dont 400 millions pour des projets de recherche via "un fonds de soutien aux démonstrateurs industriels".
  • Dans un entretien au Parisien, le ministre de l'Ecologie estime que les énergies renouvelables pourraient créer entre 200.000 à 300.000 emplois d'ici 2020
  • "On est évidemment très satisfaits que le gouvernement mette un coup d'accélérateur aux énergies renouvelables", a déclaré sur France 3 Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature Environnement.
  • Le militant écologiste demande toutefois aux autorités de ne pas abandonner l'éolien et que l'argent débloqué pour la recherche "n'aille pas à des projets incompatibles avec le Grenelle de l'environnement".
Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet l' Express 17/11/08
  • Pour Sébastien Genest, Président de FNE : « Politiquement ce plan est important : il tranche avec un modèle économique et énergétique fondé sur le nucléaire et le pétrole. La France s’engage enfin dans la voie de l’efficacité et de la diversité énergétiques. Même si la course est loin d’être terminée, le Gouvernement donne enfin le signal du départ, ce qui n’aurait sans doute pas été possible sans le Grenelle de l’environnement. Ce plan national est primordial au niveau européen, il répond aux engagements de la stratégie énergétique des 27 sur un objectif communautaire de 20% de développement des énergies renouvelables pour 2020. Cette décision nationale se révèle pertinente au cours de la Présidence Française de l’UE ».
  • Garantir l’acceptabilité sociale des énergies renouvelables. Sébastien Genest poursuit : « Ce plan traduit un engagement politique et financier important du Gouvernement pour atteindre l’objectif de 23% en 2020. Toutefois, aligner des chiffres ne suffit pas et le développement des énergies renouvelables ne se décrète pas. Il faut tirer les leçons des difficultés que rencontre actuellement la filière éolienne. C’est territoire par territoire que le dialogue entre acteurs doit permettre de concilier les objectifs de développement des énergies renouvelables, d’aménagement urbain et de protection des espaces naturels.»

lundi 17 novembre 2008

Agissez pour une Europe sans OGM !- Greenpeace

Ce mois de novembre est crucial pour protéger l’Europe des OGM: les gouvernements européens discutent de l’avenir des OGM et de toute notre alimentation.Le 4 décembre prochain, les ministres de l’Environnement de l’Union Européenne vont prendre une décision fondamentale : Faciliter l’autorisation des OGM dans l’UE ou réviser sérieusement le système d’évaluation et d’autorisation pour protéger l’Europe des OGM.
Le 11 novembre 2008 le gouvernement autrichien a publié une étude scientifique qui révèle que les OGM menacent la survie des espèces. La fécondité des souris de laboratoire nourries avec du maïs OGM, qui contient entre autres les gènes du maïs transgénique MON810 de Monsanto, diminue fortement. Dès la troisième génération, les descendants des souris nourries avec du maïs transgénique sont inférieurs en nombre et en taille. Cette nouvelle étude scientifique identifie des risques potentiels considérables, qui restent à évaluer pour la santé et la survie de l’humanité. Au nom du principe de précaution, il faut d’urgence protéger les consommateurs des produits OGM.
Faites entendre votre voix en envoyant ces messages :

Ce que nous devons faire :

Encourager les bons décideurs politiques à se manifester (ceux qui ont déjà choisi de placer l’environnement et la protection des consommateurs au-dessus des intérêts économiques d’une poigné de multinationales agrochimiques productrices d’OGM) ;

Montrer aux décideurs politiques des pays encore indécis que les citoyens européens leur demandent de protéger notre alimentation, notre santé et l’environnement ;

Convaincre les décideurs politiques pro-OGM de prendre en considération les risques inhérents aux OGM.

Quelques ministres soutiennent déjà nos demandes, mais un grand nombre de pays est encore indécis. Un petit mais puissant groupe de pays est décidé à bloquer toute réforme significative du système d’évaluation et d’autorisation visant à protéger l’Europe des OGM. Pendant ce temps le président de la Commission européenne, Monsieur Barroso, pousse activement (et en cachette) les États membres de l’UE afin qu’ils accélèrent la diffusion des OGM dans l’Union européenne.

samedi 15 novembre 2008

Première preuve formelle de la toxicité des phtalates

Première preuve formelle de la toxicité des phtalates
Rouba NaamanMis en ligne le : 29/09/2008© 2008 Novethic - Tous droits réservés
Une étude d’une unité de recherche du CEA vient confirmer les soupçons : le MEHP, un phtalate répandu, nuit à la fertilité masculine en agissant dès le stade fœtal. La situation est alarmante, étant donné l’omniprésence des phtalates dans l’environnement.
Moins de mâles, plus de femelles. De nombreuses espèces animales sont touchées par un fléau grandissant : le déséquilibre du ratio sexuel et la féminisation des populations. Chez les humains, le problème est tout aussi alarmant. Une baisse non négligeable de la fertilité masculine est observée depuis une trentaine d’années. En cause, la multiplication dans l’environnement des perturbateurs endocriniens, des substances chimiques qui imitent les hormones et leurrent ainsi notre organisme. Faute de preuves, les autorités rechignent à réglementer plus strictement leur utilisation. Les troublants résultats d’une récente étude pourraient les faire changer d’avis.
De nombreux produits sont soupçonnés d’être reprotoxiques (toxiques pour la reproduction) : les dioxines, les PCB, le bisphénol A, certains pesticides comme le DDT, ou encore les phtalates. Cette famille de produits chimiques regroupe une cinquantaine de plastifiants, utilisés dans l’industrie du plastique pour rendre souple les PVC, à hauteur de 15 à 60% du produit final. Les phtalates sont donc présents en grande quantité dans notre environnement quotidien : cosmétiques, produits pharmaceutiques, jouets, articles de puériculture, rideaux de douche, adhésifs, tuyaux, câbles, emballages alimentaires… Ces produits peuvent par ailleurs migrer du plastique et être inhalés ou ingérés. Ce qui rend d’autant plus préoccupantes les conclusions de la dernière étude en date sur leur dangerosité.
Des effets encore sous-estimés
Par le passé, plusieurs rapports ont prouvé la toxicité des phtalates sur le système reproducteur des rongeurs. A la suite de quoi l’Union européenne avait classé le di-éthylhexyle phtalate (DEHP), le phtalate le plus couramment utilisé, comme reprotoxique, par précaution. D’autres études montrent une corrélation entre des taux élevés de phtalates et une diminution de la fertilité des hommes, sans preuve formelle. L’étude menée par l’unité “Gamétogénèse et génotoxicité” du laboratoire de Différenciation et radiobiologie des gonades au CEA enfonce le clou. L’équipe a montré que l’introduction de mono-éthylhexyle phtalate (MEHP), dérivé du DEHP, pendant la période clef de la mise en place du système reproducteur chez le fœtus mâle (7e à 12e semaine de grossesse) réduisait de 40% le nombre de cellules productrices de spermatozoïdes. Le bébé naitrait alors avec un stock moins important de ces cellules. « C’est la première fois que l’on démontre sans biais la toxicité d’un phtalate sur la fertilité masculine » affirme le professeur René Habert, directeur de l’unité de recherche.
Le constat est effarant. L’étude, parue dans la revue scientifique renommée Environmental health perspectives, ne rend compte que des effets d’un seul des cinquante phtalates existants. « Les concentrations maximales testées in vitro sont 10 fois moins importantes que celles de l’environnement de la mère » explique René Habert. Ce qui laisse présager des effets dramatiques en situation réelle. D’autant plus que dans l’environnement, l’effet des phtalates s’additionne à ceux des autres perturbateurs endocriniens. « Dans certains cas, les effets peuvent être synergiques [s’aggraver au lieu de simplement s’additionner] » ajoute le professeur.
Omniprésents même dans les hôpitaux
On ne sait pas pour l’heure si l’impact du MEHP sur le fœtus est réversible pendant la croissance. « Nous avons étudié le stade le plus sensible du développement. Mais les phtalates agissent peut-être à d’autres stades de la grossesse, de la vie adulte, et peut-être également chez les femmes » insiste René Habert. En attendant, le professeur est catégorique sur la gravité de la situation, et rappelle que le nombre de cancers des testicules, le plus fréquent chez les jeunes hommes, a doublé en 10 ans. « Il est urgent d’interdire les phtalates et de les remplacer par des produits de substitution » affirme-t-il. Pas toujours évident, comme l’explique Jamie Paige, directeur général de l’association Health care without harm Europe. « Le milieu médical utilise beaucoup de matériel en PVC. Il faut à tout prix l’éviter, même si c’est cher et compliqué. Si on remplace les phtalates, il faut s’assurer que les produits de substitution ne seront pas également dangereux ».
L’abondance de phtalates dans le matériel médical (poche à sérum, cathéters, drains, seringues, etc.) avait déjà inquiété plusieurs organisations. Le Comité pour le développement durable en santé (C2DS) et le Centre national d’information indépendante sur les déchets (CNIID) avaient organisé, en octobre 2007, une conférence sur la substitution du PVC dans les hôpitaux. Les deux associations souhaitent sensibiliser les personnels hospitaliers à la présence de produits toxiques dans le matériel utilisé, avec l’idée qu’il faut « d’abord ne pas nuire, ensuite soigner ». Elles ont dressé une liste des dispositifs médicaux sans DEHP disponibles en France. « Ce sont les médecins qu’il faut sensibiliser » explique Jamie Paige. Ce chimiste de formation se dit très préoccupé par la désinformation de la population au sujet des phtalates. « Informer les consommateurs permettrait de lancer un débat, et de faire réagir les autorités qui sont là pour nous protéger » conclut-il.
Le silence des industriels
Sur le site de l’Association des fabricants européens de plastiques (APME), pas un mot sur les phtalates. L’Association canadienne de l’industrie des plastiques se veut, elle, franchement rassurante : elle affirme dans un communiqué que les phtalates « sont utilisés de façon sécuritaire dans les produits de vinyle depuis plus de 40 ans ». L’Union européenne a pourtant interdit en 1999 l’utilisation de six phtalates dans la fabrication de jouets pour enfants destinés à être mis en bouche (hochet, anneau de dentition, etc). En pratique, certains industriels ont décidé spontanément d’éliminer les phtalates des jouets pour enfants. Aucune démarche globale n’est cependant lancée, malgré la pression constante, depuis les années 90, d’ONG internationales telles que Greenpeace

Projet de loi « Grenelle 2 » : tour d'horizon des mesures proposées

Projet de loi « Grenelle 2 » : tour d'horizon des mesures proposées
POLITIQUE - Actu-Environnement.com - 12/11/2008
Après avoir été présenté aux acteurs du Grenelle, le projet de loi de transition environnementale dit Grenelle 2 a été transmis au Conseil d'Etat. Ce texte prévoit de nouvelles mesures visant à atteindre les engagements pris dans la loi Grenelle 1.
L'article:

mercredi 12 novembre 2008

OGM et réunions secrètes de la Commission Européenne : Corinne LEPAGE et CAP21 demandent la transparence la plus totale

OGM et réunions secrètes de la Commission Européenne : Corinne LEPAGE et CAP21 demandent la transparence la plus totale
communiqué de presse 10/11/08
  • Il y a quelques jours l’EFSA rendait un avis défavorable à la demande d’application de la clause de sauvegarde par la France sur le maïs Mon810.
Son directeur scientifique, Herman Koëter vient de démissionner, évoquant plusieurs raisons dont la surcharge excessive de travail au regard des moyens accordés et le poids trop grands des considérations politiques en amont des questions scientifiques posées.
Par ailleurs, nous avons appris avec stupéfaction que la Commission européenne tenait des réunions secrètes avec les Etats membres pour accélérer la diffusion des cultures et aliments OGM au sein de l’Union européenne. Selon The Independent on Sunday, la France aurait été représentée au cours de ces réunions par François Revol, secrétaire général adjoint de l’Elysée, proche conseiller de Nicolas Sarkozy. Ces informations sont particulièrement troublantes
  • Corinne Lepage, vice-présidente du Mouvement Démocrate et présidente de CAP21 espère que ces assertions sont fausses et attend un démenti sur ces informations. Dans le cas contraire, en écartant le ministère de l’Ecologie et du Développement durable de ces discussions, cela laisse craindre une offensive sans précédent des agrosemenciers pour imposer les OGM dans nos champs et nos assiettes.
  • Alors que Corinne Lepage remettait il y a quelques mois un rapport sur la gouvernance écologique à Jean-Louis Borloo, Eric Delhaye, président délégué de CAP21, dénonce la plus parfaite opacité qui règne à Bruxelles sur le dossier des OGM et demande la transparence la plus totale de la part du gouvernement français sur ce sujet
Union européenne : "Réunions secrètes au plus haut niveau pour imposer les OGM !"

L'article des Amis de la Terre:

==>> http://www.amisdelaterre.org/Union-europeenne-Reunions-secretes.html

Au vu de ces nouvelles, il y a de quoi être inquièt ; ne va-t-on pas nous imposer les OGM alors que 90% de citoyens sont contre ? L'argent avant la santé et l' environnement....Effrayant !

Maïs OGM : baisse de la fertilité chez les souris

Maïs OGM : baisse de la fertilité chez les souris
notre-planete.info
Les résultats d’une étude de nourrissage avec des produits OGM ont été présentés hier dans les locaux de l’Agence autrichienne pour la Santé et la Sécurité Alimentaire. Cette étude menée à la demande du Ministère autrichien de la Santé montre que les souris qui ont été nourries en continu pendant 20 semaines avec une variété de maïs OGM - le NK603xMON810 de Monsanto, autorisé comme aliment pour animaux et humains depuis 2007 - avaient, en comparaison avec un groupe de contrôle, un nombre significativement plus bas de portées et de petits, notamment à partir des troisième et quatrième générations.
Pour Christian Berdot qui suit la campagne OGM pour les Amis de la Terre France, il s’agit d’un avertissement sérieux : « Bien que l’Agence Européenne pour la Sécurité Alimentaire ait toujours certifié que le maïs MON810 ne pose aucun risque, cette étude autrichienne de nourrissage montre des effets physiologiques dus à la nourriture OGM que l’industrie a toujours niés. Les résultats démontrent des effets négatifs sur la fertilité et des modifications des organes. Cette étude est une preuve supplémentaire que la clause de sauvegarde doit être appliquée au maïs MON810. »

L’étude de nourrissage menée sous la direction du professeur de l’Université de Médecine Vétérinaire de Vienne, le Dr Jürgen Zentek montre également que les petits des souris nourries avec le maïs GM avaient un poids significativement moindre. Cette étude multi-générationnelle (les descendants femelles furent accouplés) démontre des modifications des organes après le nourrissage avec le maïs OGM.

Cette étude met d’autre part, une fois de plus en question le sérieux des avis de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (AESA ou bien EFSA en anglais). La procédure d’autorisation actuelle avait déclaré cet OGM comme ne présentant aucun danger.

Pour Christian Berdot : « L’AESA laisse passer, sans se poser de questions, les demandes d’autorisation d’OGM. Depuis qu’elle existe, elle a systématiquement donné un avis favorable à tous les dossiers qui lui ont été présentés par les industriels. De toute évidence, l’évaluation des risques par l’AESA est basée, sur des erreurs d’appréciation. Les avis que l’AESA a prononcés, doivent être revus, les autorisations gelées et réexaminées sous ce nouvel éclairage. Quant à l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire, elle même, il est temps de refuser son parti pris pro-industrie (1) et de la réformer en profondeur.»

Nos collègues des Amis de la Terre Autriche (GLOBAL 2000) saluent expressément la décision du ministère autrichien de commander cette étude. Comme le souligne Jens Karg qui suit le dossier OGM : « Une fois de plus, lorsqu’on prend la peine d’aller au-delà des dossiers fournis par l’industrie, les résultats des études montrent un tout autre tableau. Malheureusement, la quasi totalité des études sur les risques liés aux plantes OGM est menée par les industries des biotechnologies et il n’y a pour ainsi dire aucune évaluation des risques indépendante. Cette étude démontre aussi la nécessité de renforcer la recherche indépendante sur les risques afin de protéger la santé des citoyens et l’environnement. »

POUR EN SAVOIR PLUS:

mardi 11 novembre 2008

L'Agence internationale de l'énergie tire la sonnette d'alarme

L'Agence internationale de l'énergie tire la sonnette d'alarme
LE MONDE 07.11.08
Le dernier rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), publié jeudi 6 novembre, n'incite pas à l'optimisme. Entre la hausse inévitable des prix du brut, le déclin accéléré des gisements pétrolifères en exploitation, l'insuffisance des investissements (production, raffinage...) et l'accélération du réchauffement climatique, il est difficile de ne pas voir l'avenir de la planète en noir à la lecture du World Energy Outlook 2008.
L'article sur :

dimanche 9 novembre 2008

Nos enfants nous accuseront: je viens de voir le film..

Nos Enfants nous accuseront !! Je viens de voir le film

  • Après avoir lu les critiques, vu la bande-annonce, lus les commentaires... j'ai décidé de me faire ma propre idée.... ça faisait un certain nombre de mois que je n'avais pas mis les pieds dans un cinéma...Bon , vu le peu de pub, pas étonnant que la fréquentation soit faible ( ce soir, au cinéma les 7parnassiens à Montparnasse à la séance de 21h50, nous n'étions pas plus d'une douzaine de spectateurs).
  • Mes impressions: Un film - documentaire militant, engagé qui nous oblige à nous poser des questions, qui si l'on ne le faisait pas avant nous pousse à regarder de plus près ce que l'on met dans nos assiettes.. Pesticides, colorants,insecticides, conservateurs.. ça ne donne pas envie de manger n'importe quoi d'autant que les effets sur le long terme sur la santé commencent à se voir...
  • Alors, on pourra dire que les seuls experts présents sont à charge, que les images sont choisies pour créer l'émotion ( mais bon, c'est le but de tout film non?)...
  • Mais les chiffres sont là: 70% des cancers sont liés à l’environnement dont 30% à la pollution 40% à l’alimentation ; en France, le nombre de cancers augmente de 1,1% par an chez l’enfant et été multiplié par deux en 25 ans chez l’adulte...
  • Au contraire de certaines critiques, je ne trouve pas que le film accuse les agriculteurs conventionnels; le film montre qu'ils sont les 1ères victimes de ce système.
  • Alors, ce film est-il une autre Vérité qui dérange? On n'en parle quasiment pas dans les médias, il passe dans peu de salles...
  • Si vous voulez le voir, dépêchez -vous, la fréquentation ne sera sans doute pas élevée et donc il ne restera en salle que peu de temps..

vendredi 7 novembre 2008

Nos enfants nous accuseront ! Le Film à voir

NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT ! Le Film
Le film de Jean-Paul Jaud, soutenu par le WWF : un manifeste qui dénonce les ravages avérés de l’industrie agrochimique sur notre santé. Il est sorti en salle mercredi 5 novembre 2008

On aurait aimé que ce soit de la Science-Fiction, mais non. Ce documentaire militant nous révèle la tragédie qui se joue depuis des années dans les campagnes de France et d'ailleurs.

Ce film n’est cependant pas un témoignage à charge contre les agriculteurs mais contre un système dont ils sont eux-mêmes les premières victimes.

Et, Jean-Paul Jaud pose, malgré tout, un regard résolument constructif, car tourné vers des solutions à la portée de chacun. Toutes les initiatives sont bonnes; les petits ruisseaux feront les grandes rivières - non polluées - de demain. Peut-être demain, alors, nos enfants nous remercieront…

A la manière du "Monde du silence" (co-réalisé en 1955 par Jacques-Yves Cousteau et Louis Malle, palme d'or du Festival de Cannes en 1956), ce film sera-t-il l'électrochoc qui nous fera prendre conscience qu'il est urgent de passer à des modes de production biologiques, durables, voire biodynamiques?

résumé :

La courageuse initiative d'une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d'introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l'empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique. Un seul mot d'ordre : Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d'agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas.

nos_enfants_nous_accuseront par beloutte On pourrait reprocher au film d'être "trop" engagé (et ce sera sûrement fait, à n'en pas douter) et de ne pas offrir la parole à un panel de scientifiques moins polémiques que le Docteur Belpomme! Mais en même temps, qui n'a jamais pris conscience que l'abondance alimentaire actuelle n'était que le "fruit" d'une agriculture industrielle basée sur une productivité négligeant la terre qui nous nourrit? Si ce n'est pas encore le cas, ce le sera après avoir visionné ce film.
si ce film ne connaît pas une affluence significative, il risque fort d'être retiré des salles rapidement
Le site officiel
Consultez la liste des salles près de chez vous : REGION PARISIENNE05-nov Paris : mk2 Beaubourg, Les 7 Parnassiens, Le Reflet Medicis12-nov Paris : mk2 Beaubourg, Les 7 Parnassiens, Le Reflet Medicis19-nov Massy : Cinémassy, Ris Orangis : Les Cinoches26-nov Noisy03-déc Pontault Combault : Apollo, Lagny sur Marne : Le Cinq NORMANDIE05-nov Hérouville Saint Clair : Café des Images12-nov Hérouville Saint Clair : Café des Images, Redon : Le Manivel19-nov Elbeuf : Mercure26-nov Notre dame de gravenchon : Colombo03-déc Avranches : Star10-déc Granville : Sélect BRETAGNE 05-nov Brest : Le Multiplexe Liberté 12-nov Brest : Le Multiplexe Liberté 19-nov Guingamp : les Baladins 26-nov Perros-Guirrec : les Baladins 03-déc Lannion : les Baladins, St Renan : Le Bretagne CENTRE ET PAYS DE LOIRE 05-nov Le Mans : Cinéma des Cinéastes, Nantes : Le Katorza, La Rochelle : Cinéma CGR 12-nov Le Mans : Cinéma des Cinéastes, Nantes : Le Katorza, La Rochelle : Cinéma CGR, St Georges de Didonne : Le Relais 19-nov Poitiers : CGR Le Castille, Limoges : Grand Ecran 26-nov Limoges : Grand Ecran, Poitiers : CGR Le Castille ALSACE - LORRAINE 05-nov Metz : Le Caméo Ariel 12-nov Nancy : Le Caméo Commanderie 19-nov Altkirch : Palace 26-nov Guebwiller : Florival 03-déc Strasbourg : Cinéma Le Star
RHONE ALPES/AUVERGNE/BOURGOGNE 05-nov Lyon : Comoedia, Grenoble : Le Club, Dijon : Le Devosges, Clermont : Le Capitole 12-nov Lyon : Comoedia, Grenoble : Le Club, Dijon : Les Desvosges, Clermont : Le Capitole 19-nov Lyon : Comoedia, Grenoble : Le Club
LANGUEDOC-ROUSSILON 05-nov Beziers : Le Palace Cinémovida, Perpignan : Le Rive Gauche, Nîmes : Le Sémaphore 12-nov Beziers : Le Palace Cinémovida, Perpignan : Le Rive Gauche, Nîmes : Le Sémaphore 26-nov Montpellier : Le Diagonal Capitole, Ales : Les Arcades
PACA 05-nov Marseille : Le Prado 12-nov Marseille : Le Prado, Apt : César 19-nov Marseille : Le Prado suivi des Variétés 26-nov Aix en Provence : Le Mazarin, Carpentras : Le Tivoli 03-déc ST Remy de Provence 10-déc Cannes : Les Arcades, Grasse
AQUITAINE 05-nov Pessac : Jean Eustache, Dax : Le Grand Club, Sarlat : Le Rex 12-nov Contis : Le Select, Saint Gaudens : Le Régent 19-nov Biarritz : Le Royal, Millau : LesLumières de la Ville 26-nov Rodez : Le Club, Cahors : L'ABC 03-déc Ibos : Le méridien