Les REQUINS , une rencontre fascinante !!
C’est ma première rencontre avec des
requins, un rêve enfin réalisé !! Ces poissons imposants ont de tous
temps fait naître des fantasmes dans l’esprit de bien des gens , ceci
entretenu par les films comme « les dents de la mer ». Moi, n’ayant
aucun à priori , j’y allais sans peur inappropriée, juste une
fascination et une curiosité infinies….
Les requins sont des poissons cartilagineux,
qui font partie de l’ordre des Chondrichthyens ( comme les raies, les
poissons-scies, les poissons-guitare et les chimères) et de la famille
des carcharhinidés.
Les requins sont des poissons très anciens,
ils sont apparus au Dévonien il y a 430 millions d’années et c’est à
partir du Crétacé, il y a 100 millions d’années, que beaucoup d’espèces
de requins ont adopté leur forme moderne et depuis, il y a peu
d’évolution. On connait plus de 2500 espèces de requins qui vivent dans
tous les océans et mers du globe sauf l’antarctique. Certaines espèces
sont capables de vivre en eau douce ou peu salées ( fleuve, estuaire,
lacs). Ils leur arrivent de remonter les fleuves à plus de 3000kms à
l’intérieur des terres ( zambèze et lac Victoria en Afrique). Une espèce
( les pristiophoridés) va même se reproduire dans le Lac Titicaca en
Amérique du Sud.
Certaines espèces sont Pélagiques ( vivant en pleine eau ) , d’autres Benthiques ( vivant près du fond et près des côtes). On trouve des requins de la surface jusqu’à 2500 m de profondeur.
Les fossiles de requins très bien conservés
sont rares du fait de la nature cartilagineuse du squelette; le plus
souvent, seules les dents résistent à l’altération du temps.
Morphologie:
Le requin a un corps fuselé ,
hydrodynamique. Ses nageoires dorsales, pectorales sont caractéristiques
ainsi que sa nageoire caudale hétérocerque ( asymétrique). Le nombre et
la forme des nageoires varient selon les espèces. Le requin possède 5 à
7 fentes latérales selon les espèces.
La taille aussi est variable selon les
espèces : 15-20 cm comme le requin nain et le requin pygmée jusqu’à plus
de 18 m pour le requin baleine.
La peau du requin est particulière, elle est
rugueuse, recouverte d’innombrables denticules , des écailles osseuses
placoïdes d’origine dermique et épidermique, qui le protègent contre les
parasites et améliorent sa pénétration dans l’eau. J’ai pu toucher la
nageoire d’un requin de récif pendant qu’il me frôlait, mais dans le
bon sens ! sinon vu l’aspect rugueux comme du papier de verre, j’aurais
eu la main râpée !!
Les
mâchoires du requin présentent des particularités uniques dans le monde
animal. Elles sont entièrement mobiles, indépendantes et sont garnies
de plusieurs centaines de dents réparties sur plusieurs rangées dont
seule la dernière est fonctionnelle, les autres étant des dents de
remplacement. Les dents, dont la forme est variable selon les espèces,
sont renouvelées en permanence tout au long de la vie du requin et
spontanément remplacées par une dent de la rangée suivante quand elles
tombent. Les dents sont fixées sur un tissu fibreux très solide, elles
se redressent vers l’extérieur quand le requin ouvre sa gueule, ce qui
lui permet de mordre plus facilement la proie et la maintenir fermement
grâce à la concavité des dents.
Son foie peut représenter jusqu’à 25% de son
poids et est constitué à 90% de squalène (qui est une huile) et lui
sert principalement à compenser son absence de vessie natatoire pour se
stabiliser, mais également de réserve énergétique.
Son mode de locomotion
Le requin utilise sa nageoire caudale pour
se propulser et changer brutalement de direction. Les nageoires
pectorales font office de gouvernail. Les nageoires dorsales servent de
stabilisateurs.
Pour pouvoir respirer, les requins sont
obligés de nager en permanence afin de maintenir un courant d’eau
apportant suffisamment d’oxygène à leurs branchies. Il arrive cependant
que certains requins, se reposent sur le fond, en se mettant face au
courant, ce qui est suffisant pour qu’ils capturent l’oxygène nécessaire
à leur métabolisme.
Certaines espèces peuvent atteindre des
vitesses de pointe d’au moins 50km/h . Les denticules cutanés présents
sur la peau des requins favorisent un écoulement laminaire des fluides
en facilitant l’écoulement hydrodynamique par la création d’une couche
d’eau permanente contre la peau, permettant une pénétration facilitée au
cours du déplacement.. Les requins n’ont pas de vessie natatoire ( sac à
paroi mince rempli de gaz) pour se stabiliser en profondeur mais
utilisent le squalène ( huile présente dans le foie) de densité moindre
que l’eau pour corriger leur flottabilité négative ).
Son OLFACTION
L’odorat des requins est très développé, le centre olfactif peut occuper près des 2/3 du cerveau. Les requins peuvent détecter des concentrations très faibles ( 1 molécule pour 1 million d’une solution molaire d’eau de mer ) de certains composants du sang ( hémoglobine, albumine), de la viande, de la peau ou des excrétions des poissons. Les requins possèdent 2 ouvertures nasales ( qui sont des sacs ou capsules olfactifs non reliés au système respiratoire) symétriques et indépendantes l’une de l’autre sous le bord du museau, au dessus et de chaque côté de la gueule. Chaque ouverture est divisée en 2 canaux par un clapet cutané. L’eau pénètre dans un sac olfactif par un canal ( sillon inhalant) , passe sur l’épithélium olfactif plissé ( ces replis des lamelles olfactives disposées en rosette permettent d’augmenter la surface d’échange avec les molécules odorantes) où l’odeur est détectée puis elle ressort par le sillon exhalant. Le flux d’eau dans les sacs olfactifs se fait naturellement pour les espèces nageant en permanence. Pour les espèces benthiques immobiles, le flux est pompé activement par les branchies et est transmis aux sacs olfactifs via les sillons naso-oraux.Leur odorat sert non seulement à repérer les proies ( senties jusqu’à 75m de distance en l’absence de tout autre stimulus sensoriel) mais aussi à reconnaître des composés chimiques qui facilitent leur orientation ( phéromones d’autres espèces ou de femelles de la même espèce; salinité d’autres régions marines pour migrer ou repérer géographiquement des lieux de ponte ou de chasse).
Le détection du stimulus olfactif déclenche un comportement natatoire caractéristique: le requin nage en zig-zag en balançant sa tête de droite à gauche pour suivre la piste olfactive et remonter à la source odorante. Si l’odeur est perdue ou trop loin pour être détectée, le requin avance en effectuant un mouvement en forme de S. Le requin prend la direction de l’odeur qui lui parvient en premier et à l’instar de la « vision stéréoscopique » sent en stéréo. Il s’oriente vers la source odoriférante en fonction du délai de la perception de cette source entre l’ouverture nasale droite et la gauche.
Sa Vision
L’oeil du requin est analogue à celui des
vertébrés. Il est composé d’un cristallin, d’une cornée, d’une rétine et
d’une pupille pouvant se dilater. Il possède aussi des paupières mais
ne cligne pas, l’eau environnante nettoyant en permanence sa cornée. Le
requin peut permuter entre une vision monoculaire et une vision
stéréoscopique. Les photorécepteurs sont riches en bâtonnets mais n’ont
pas de cônes, ce qui rend les requins daltoniens. Le requin est surtout
sensible à l’intensité du contraste entre le fond ambiant et les objet.
Les ampoules de Lorenzini
Le requin possède des organes sensitifs
spéciaux pouvant détecter des champs électromagnétiques aussi bien que
des gradients de température. Ils fournissent aux requins et aux raies
un véritable 6 ème sens. Chaque ampoule se compose d’un canal rempli
d’une sorte de gelée s’ouvrant à la surface par un pore dans la peau et
se terminant dans un faisceau de petites poches pleines de cellules
électroréceptrices. Les ampoules sont la plupart du temps groupées en
paquet à l’intérieur du corps, chaque faisceau ayant des ampoules
reliées avec différentes parties de la peau, mais en gardant une
symétrie gauche/droite. La longueur des canaux change selon les
individus et la distribution des pores est spécifique d’une espèce.
Leur reproduction
La plupart des requins se reproduisent dans l’océan mais certaines espèces dans les lacs.
Contrairement aux autres poissons, les
requins ont un mécanisme de reproduction peu efficace et rarement
observé. La maturité sexuelle est atteinte tardivement ( plusieurs
années) , le nombre d’individus par portée est faible ( de 1 à quelques
centaines selon les espèces) et la durée de gestation est
particulièrement longue ( de 7 mois à 2 ans).
Lors de l’accouplement , le mâle mord la
femelle violemment au-dessus de la tête pour la maintenir . La femelle
mettra 1 mois pour cicatriser. Le mâle dispose de 2 Ptérygopodes ( organe servant à la transmission du sperme au cloaque,
ils résultent de la mutation de la nageoire pelvienne en un tuyau
articulé pouvant être muni d’une épine). Un seul est utilisé. Le sperme
est déposé dans le cloaque de la femelle .
————–Le mode de développement des embryons est différent selon les espèces:
Développement Ovipare: ponte d’oeufs. Ceux-ci sont entourés d’une coque protectrice résistante, l’Oothèque.
Les oeufs vont se développer grâce aux réserves de vitellus qu’il
comportent. Il existe plusieurs formes d’oeufs ( en spirale, encapsulés
..)
Développement Vivipare:
développement dans l’utérus grâce à un placenta. La gestation est
longue ( 9 à 12 mois). La cavité utérine est cloisonnée en cellules
distinctes; chaque cellule renferme un embryon relié au sac vitellin. La
fécondité de ce type de développement est moindre que les autres. Le
nombre de petits va de 2 à une centaine.
Développement Ovovivipare
: les oeufs se dévéloppent à partir de la réserve vitelline et
éclosent à l’intérieur même de l’abdomen de la femelle, mais celle-ci
n’est pas reliée au bébé. Ceux-ci sont complètement indépendants. C’est
le mode de reproduction le plus répandu. Les oeufs cohabitent dans
l’utérus.
Quelques cas de parthénogénèse.
Dans tous les cas, à sa naissance, le requin est autonome.








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