vendredi 31 octobre 2008

Expulsion à 3 jours de la trève à Clamart.....

Mercredi 29 Octobre à 10h du matin , par une température de 5°, une femme et son fils de 22ans ont été expulsés de leur logement HLM.

Les faits: Cette femme , clamartoise depuis 1965, habite l'appartement que sa mère a quitté il y a quelques années, faisant l'erreur de ne pas avoir été inscrite sur le bail. Elle paie son loyer tous les mois, sans que Clamart Habitat (que le maire préside) n'y trouve à redire jusqu'alors.

Pour en savoir plus:

http://www.christiandelom.fr/?p=213

Quelques soient les erreurs et les fautes de cette famille, expulser des gens à 3 jours de la trève hivernale est inhumain.

Et c'est le maire "socialiste" qui , ayant tous les pouvoirs de surseoir à cette expulsion, refuse toute négociation, tout report..

Etonnant, la veille de l'expulsion, Martine Aubry était en meeting à Clamart, demandant au gouvernement le gel des expulsions... en présence du maire de Clamart..... Des mots , des discours puis , avec le maire de Clamart, retour à la triste réalité..

L'article de C. Delom: http://www.christiandelom.fr/?p=214

Il semblerait que , malheureusement, cette famille se retrouve au milieu d'une guerre entre le maire socialiste P. Kaltenbach et l'UMP .

A Clamart, on fait passer la Politique politicienne avant l' Humain et c'est méprisable!

Quelques soient les problèmes rencontrés , la trève hivernale aurait pu permettre de trouver une solution...

Mais "l'erreur " principale de cette femme semble être le fait d'avoir été sur la liste de soutien du candidat UMP aux municipales contre le maire actuel.

Le pire c'est que , après un voeu au Conseil Municipal déposé par Christian Delom (Modem) demandant un "moratoire" pour les expulsions su Clamart et un tract diffusé le week end précédent ( http://www.christiandelom.fr/?p=210 ) , Mr Kaltenbach s'est offusqué que l'on puisse l'accuser d'expulsions abusives . Pour cela , il se sert de Clamart Habitat pour y répondre :

http://clamarthabitat.over-blog.com/

Il est méprisable et inhumain que l'on puisse se servir de la situation de cette famille dans une guerre politicienne entre le maire ( je ne dis même pas le PS, parce que c'est une guerre de personnes) et l'UMP locale (mais sous entendue Pemezec maire du Plessis Robinson).

Une manifestation est prévue Samedi 1er Novembre à 10h devant la mairie de Clamart

Toute récupération politique d'un côté comme de l'autre serait malvenue, et indécente

mercredi 29 octobre 2008

1 ère Conférence Nationale du Mouvement Démocrate dimanche 26 Octobre

1 ERE CONFERENCE NATIONALE du MOUVEMENT DEMOCRATE
  • Dimanche 26 Octobre avait lieu la 1ère Conférence Nationale. La Conférence Nationale est l' assemblée des représentants du Mouvement Démocrate, elle définit la politique générale du Mouvement par les programmes qu'elle approuve et par les motions qu'elle vote. Ayant membre de la Conférence Nationale, j'ai donc passé ce dimanche à la Mutualité de 9h30 à 14h30.
  • Le sujet principal : la crise
  • Etaient présents à la tribune: Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques ; Jacqueline Gourault, sénateur du Loir-et-Cher ; Marielle de Sarnez, Vice-Présidente du mouvement ; Corinne Lepage, Vice-Présidente du mouvement, Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur-maire d'Arras et Vice-Président du mouvement chargé de l'organisation; Anne Lapérouze, député européenne.
  • Nous nous sommes prononcés , d'abord, sur 2 amendements apportés aux Statuts du Mouvement Démocrateet avons approuvé le règlement intérieur national voté par le Conseil National le 28 juin 2008.: http://www.mouvementdemocrate.fr/evenements/conference-nationale-261008/votes-conference-nationale/conference-nationale-261008-votes.html
  • 1er intervenant : Robert Rochefort, responsable du CREDOC ( centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), qui nous donne son avis sur les conséquences de la crise financière sur l'économie réelle.

  • Puis, Michel Camdessus, personnalité du monde de l'administration économique et financière en France; il a été représentant de la France dans les instances économiques à Bruxelles, puis directeur du Trésor, puis Gouverneur de la Banque de France, puis directeur général du Fond Monétaire International de 1987 à 2000; il est chargé maintenant d'une mission internationale sur l'eau. Il a intitulé son intervention: "la crise, 2 ou 3 choses que je sais d'elle".

Intervention de Michel Camdessus conf. nat. 261008 par mouvementdemocrate

Intervention Jean François Khan conf. nat. 26.10.08 par mouvementdemocrate

Et bien sûr, l'excellent discours de clôture de François Bayrou!!!
Discours de cloture conference nationale 281008 par mouvementdemocrate

La Conférence Nationale s'est terminée vers 14h45, avec un peu de retard. Heureusement que des restaurants servent toute la journée!!

mardi 28 octobre 2008

Pesticides: présence aggravée dans les fruits, légumes, céréales de l'UE

Pesticides: présence aggravée dans les fruits, légumes, céréales de l'UE
15 oct. 2008 PARIS (AFP)
La présence de pesticides a été décelée dans 49,5% des fruits, légumes et céréales produits dans l'UE en 2006, le plus haut niveau de contamination jamais enregistré en Europe, selon une ONG française qui s'est procurée le rapport de Bruxelles à paraître la semaine prochaine.

Le rapport officiel 2008 de l'UE sur les pesticides porte sur les données de 2006.

Dans un communiqué, le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) qui diffuse les conclusions du rapport en avant-première, note que ces données représentent "une augmentation de 20% sur les cinq dernières années".

"Les céréales sont de plus en plus contaminées avec 27,2% de contamination en 2006 contre 21% en 2005", note le mouvement.

Plus d'un quart des échantillons testés - 27,7% - contenaient deux résidus ou plus, et plus de 10% en contenaient quatre résidus ou plus

"Au total, 4,7% des fruits et légumes testés contiennent des pesticides à des concentrations supérieures au maximum des limites légales (LMR)", assure l'association qui se demande si "la Commission européenne compte sur les nouvelles normes artificiellement relevées en 2008 pour résoudre artificiellement le problème".
Un règlement européen a relevé en septembre les plafonds autorisés pour la présence de résidus de pesticides dans les aliments afin d'harmoniser les normes au sein de l'Union, mais avec pour effet d'augmenter singulièrement les limites existantes.
Des risques pour la santé et l’environnement. 23 pesticides ont été détectés à des niveaux suffisamment élevés pouvant présenter un risque aigu pour la santé publique. Cinq de ces pesticides trouvés le plus souvent dans les aliments vendus dans l'Union européenne sont classées comme cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction, perturbateurs ou le système hormonal (Maneb, Procymidone, Iprodione, Carbendazime, Deltamethrine.). Pour la première fois, l'imidaclopride - pesticide controversé et d’usage limité en France, en raison des dépérissements des abeilles dont il est responsable - a été classé parmi les résidus de pesticides les plus fréquemment retrouvés dans les aliments en France et en Espagne.
Des multi-résidus en pagaille. ce sont 27,7% des échantillons qui contiennent 2 résidus ou plus. Plus de 10% des échantillons testés contiennent 4 ou plus de résidus de pesticides différents !Et la France ? En France, pour les fruits et légumes, la situation, bien que stable entre 2005 et 2006, reste très préoccupante avec 44% d'échantillons contaminés dont 6% dépassent les Limites Maximales en Résidus (LMR). De plus, la situation s’aggrave pour les céréales passent de 30% de contamination en 2005 à 37% des échantillons contenant des résidus en 2006. Les multirésidus sont également en forte hausse avec 25,8% des échantillons qui contiennent 2 résidus ou plus ( 21,2% en 2005)
François Veillerette, cofondateur de l'organisation, explique à LEXPRESS.fr l'ampleur des dégâts.

http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/veillerette-l-abus-de-pesticides-en-europe-n-est-pas-une-surprise_604496.html

mercredi 22 octobre 2008

Développement Durable, Sécurité, coût des matières premières, crise financière.. Interview de Corinne Lepage

Développement Durable, Ethique Universelle pour la Paix et la Sécurité, Crise financière...Interview de Corinne Lepage
Corinne Lepage, vice-présidente du Mouvement Démocrate, était interviewée le 16 octobre par Edouard Maret pour Ouest-France. Elle aborde en particulier le lien entre le développement durable et l'éthique universelle pour la paix et la sécurité, le coût des matières premières, l'impact de la crise financière,
Quel lien faites-vous entre développement durable et éthique universelle pour la paix et la sécurité ? Les risques climatiques et la pénurie de ressources jointes à la crise alimentaire et à la croissance des inégalités, tout cela, appartenant au développement durable - qui n'est pas que de l'environnement, contrairement à ce que l'on croit généralement - fait qu'il y a une véritable menace pour la paix dans le monde. Car les États ont tendance à se recroqueviller pour assurer le minimum de la sécurité alimentaire et énergétique. Avec l'idée de développement durable, il s'agit de trouver, au-delà des différences, ce qui rapproche tous les hommes et les femmes.
Quand on parle de partage entre les États, sommes-nous prêts à accepter de donner aux autres, à ceux qui, dans vingt ans, seront 50 % de plus ?
Non. La grande difficulté est que les Occidentaux sont nombreux à ne pas se rendre compte qu'il ne s'agit pas seulement d'une question d'éthique et de générosité. C'est une question d'intérêts. Les réfugiés climatiques pourraient être 250 millions dans les vingt ou trente ans à venir : le fait de leur permettre de pouvoir vivre dans leur lieu de naissance n'est pas sans intérêt... Y compris pour eux-mêmes !
Le coût des matières premières ainsi que les conditions climatiques sont-ils, selon vous, à l'origine de tensions qui ne pourraient que croître à l'avenir ?
C'est pour cela qu'il faut avoir présent à l'esprit que les sujets de développement durable sont aussi des sujets de gouvernance, à la fois nationale et internationale. La pression sur les ressources et les risques de pénurie peuvent laisser supposer que, si les systèmes démocratiques ne sont pas efficients, il faudra des systèmes autoritaires. Donc, il y aura menace pour les libertés publiques. S'ajoutent des menaces de guerre pour garder un accès à l'eau ou à d'autres ressources énergétiques essentielles.
Après la secousse financière et le glissement de la plaque sur laquelle ils se sont enfoncés, les USA auront-ils le même poids, à l'avenir, dans un contexte de mondialisation ?
Non, je crois que nous sommes entrés dans un monde multipolaire. La crise financière actuelle a bien des points communs avec la crise écologique. Par exemple, ses causes qui tiennent à un manque de responsabilité et à un rapport au temps qui est totalement faux. Nous sommes devenus une société de l'immédiateté. C'est ce qui a largement entraîné la crise financière d'aujourd'hui et c'est ce qui est à l'origine de la crise climatique et écologique que nous vivons. Par ailleurs, l'hypercapitalisme financier, qui a dominé les trente dernières années, est à l'origine d'un non-développement d'une économie durable.
Quelles premières leçons tirez-vous de la crise qui secoue la planète économique ?
Nous pourrions utiliser cette crise pour imaginer une troisième révolution industrielle afin de trouver des réponses à la fois aux enjeux sociaux et environnementaux. Mais je ne suis pas certaine que nous pourrons y arriver avec l'organisation du monde actuel.
Vous êtes donc pessimiste ?
Non, dubitative.

EDVIGE : Nathalie Griesbeck : le jour de la Sainte Edwige, le combat pour les libertés individuelles s'intensifie

Nathalie Griesbeck, députée européenne Grand Est, est l'une des premières à avoir réagi, avec François Bayrou, face aux risques évidents pour les libertés individuelles que représente le décret n° 2008-632 du 27 juin 2008 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé "EDVIGE" et a introduit un recours en annulation devant le Conseil d'Etat.

EDVIGE, logiciel informatique de la Direction centrale de la Sécurité publique, vise à permettre de regrouper "les dangereux délinquants en puissance" que sont les élus, les militants syndicaux et associatifs en fonction de leurs revenus, des impôts, de leur marque de voiture et même de leur orientation sexuelle. "Ce décret, extrêmement dangereux, est contraire à tous les principes de la France et de l'Europe en matière de respect des libertés individuelles", déclare Nathalie Griesbeck.

"Il est inadmissible que plus d'un mois après les déclarations du Président de la République et son gouvernement ce décret "liberticide" n'ait toujours pas été retiré", explique Nathalie Griesbeck, précisant qu'elle poursuivra son combat jusqu'au bout. Nathalie Griesbeck et Jacques Pertek, avocat au barreau de Carpentras et professeur agrégé de droit public à l'université de Lyon III, s'en sont expliqué lors d'une conférence de presse à Avignon donnée symboliquement le jour de la Ste Edwige.

mardi 21 octobre 2008

Soeur Emmanuelle, la petite soeur des pauvres a trouvé le repos éternel..

Soeur Emmanuelle , la petite soeur des pauvres a trouvé le repos éternel

Aujourd'hui, une grande dame a tiré sa révérence, Soeur Emmanuelle allait avoir 100 ans . Elle quitte ce monde où elle a tant donné.

On ne peut que s'incliner devant l'énergie que Soeur Emmanuelle a mis dans son combat permanent contre la misère et l'exclusion.

Vivant au milieu des plus pauvres, elle a mené son combat pour rendre leur dignité aux humains , en particulier en privilégiant l'éducation.

Combien de personnes sont capables de mener ce combat en vivant au milieu de la misère , dans l'humilité ?

Elle donne l'exemple :

" Vivre , c'est agir"

Suivons son exemple. Et comme le dit sa devise:

Yalla! " en avant"!

Soeur Emmanuelle repose en paix

lundi 20 octobre 2008

Le TASER une arme préoccupante/Amnesty International

Le TASER une arme préoccupante !!

  • Le TASER , une arme à la une de l'actualité alors que , depuis plusieurs années déjà, des associations de Droits de l' Homme s'inquiète des effets et abus de son utilisation.

  • Il est utilisé aux Etats-Unis et au Canada depuis plusieurs années, où plus de 290 décès , entre juin 2001 et septembre 2007 ont été enregistrées après usage du Taser. Amnesty International a fait maintes fois par de ses préoccupations à propose de cette arme et des abus de son usage.
  • En France, le Taser ou pistolet à impulsion électrique , le X26 est utilisé par la police nationale et la gendarmerie; il est prévu d'en équiper les polices municipales.
  • Son mode d'action: c'est une sorte de pistolet dont le lanceur projette 2 aiguilles de 5cm de long reliées à des fils qui libèrent une décharge électrique de 50 000 volts au contact d'une cible située à moins de 6 m. Le cycle électrique dure 5 secondes pendant lesquelles le corps est parcouru par 80 ondes d' 1.5milliampères. Les muscles se contractent de façon généralisée et douloureuse, entrainant la chute du corps.

Problèmes: les risques , les abus...

Communiqué de presse d' Amnesty International du 10-09-08:

Communiqué de presse d'Amnesty International

Paris le 10 septembre 2008 - réf : SF 08 M 90

Amnesty International France contre le Taser aux mains de la police municipale

Paris, le 10 septembre 2008 – Amnesty International France (AIF) renouvelle son appel pour la suspension de l’usage du pistolet à impulsion électrique (PIE) type Taser X26 alors même que le décret autorisant l’équipement de la police municipale doit être publié. AIF demande une enquête rigoureuse et indépendante sur l'utilisation et les effets de ces armes.

Utilisés en France depuis 2004 par la police nationale et la gendarmerie, les PIE pourront désormais équiper la police municipale française qui regroupe 17 000 agents.

Pour AIF, les missions d’ordre public et de maintien de l’ordre qui sont allouées à la police municipale ne peuvent justifier l’utilisation d’un tel équipement. En effet, elle a en charge la surveillance générale de la voie et des lieux publics. Son rôle est celui d’une police de proximité qui assure la sécurité, la sûreté, la salubrité et la tranquillité publiques ainsi que la bonne application des arrêtés municipaux. Les PIE ne semblent donc pas des matériels adéquats et justifiés au vue des missions qui lui sont imparties. AIF s’inquiète également de la formation dispensée à la police municipale qui doit impérativement mettre en avant un usage proportionné et nécessaire de la force.

AIF dénonce les risques de non respect des normes internationales relatives au recours à la force et à l’usage des armes à feu et au non respect de la Convention internationale contre la torture. En effet, le Comité contre la Torture des Nations Unies dans une déclaration datée du 23 novembre 2007 «s’inquiète de ce que l’usage de ces armes provoque une douleur aiguë, constituant une forme de torture, et que dans certains cas, il peut même causer la mort, ainsi que l’ont révélé des études fiables et des faits récents dans la pratique».

Bien qu’AIF considère que ce type de matériel puisse être utilisé en dernier recours avant l’usage d’une arme à feu et dans le cadre d’une réglementation stricte, il reste néanmoins essentiel de mettre en place un moratoire sur tous les transferts et utilisations de PIE et autres armes à décharges électriques tant qu'une enquête rigoureuse et indépendante sur l'utilisation et les effets de ces armes n'aura pas été menée. Cette enquête devra évaluer avec rigueur les conséquences de l’emploi de ces armes et inclure l'examen systématique de tous les cas de décès et de blessures liés à l'utilisation de ces armes.

La campagne sur le site d' Amnesty International

http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/agir/campagnes/armes/ai_et_transferts_msp/le_taser#recommandations

Di Zazzo , importateur français du Taser , avait accusé Amnesty International d'"avoir porté atteinte à sa réputation" , il a été débouté.

23-04-08

L’importateur français du pistolet Taser à impulsions électriques a été débouté le 11 mars, par le juge des référés de Paris, de son action contre Amnesty International qu’il accusait d’avoir « porté atteinte à sa réputation ».

Depuis 2004, la société SMP Technologies équipe l’armée, la police nationale et la gendarmerie françaises du Taser X-26, une arme très controversée qui envoie des décharges de 50 000 volts permettant de maîtriser une personne. Le 10 mai 2007, la section française d’Amnesty International a publié un communiqué de presse sur lequel figuraient deux informations : la mise en vente d’un Taser sur le site d’enchères eBay et l’affirmation qu’à ce jour, 220 personnes étaient mortes aux États-Unis après avoir été touchées par cette arme incapacitante.

Le 25 mai, SMP Technologies sommait Amnesty International de publier un démenti, sans préciser sur quelle information il devait porter. Huit mois plus tard, SMP Technologies a assigné l’organisation de défense des droits de l’Homme pour la contraindre à publier ce démenti du communiqué, qui, selon l’avocate de la société de vente d’armes, constituerait une « atteinte à la réputation » de l’entreprise et un « trouble manifestement illicite ». Le juge des référés a donné tort à SMP Technologies, considérant que « le fait pour Amnesty International de ne pas publier un démenti (…) ne saurait constituer un trouble illicite ».

L’avocat d’Amnesty International avait dénoncé la démarche de SMP Technologies « dont la seule finalité est l’intimidation », ajoutant qu’« Amnesty International n’a jamais appelé au boycott du Taser mais demande que des vérifications sérieuses soient faites » sur ses effets médicaux et déplorant que « depuis trente à quarante ans qu’elle existe en France, c’est la première fois que l’organisation est attaquée » pour une histoire de ce type.

Sur ce sujet, il me semble que la moindre mesure serait d'accorder un moratoire sur l'utilisation du Taser afin que des investigations indépendantes soient entreprises. Et la personnalité de Di Zazzo me parait suffisamment sulfureuse pour se poser des questions......

vendredi 17 octobre 2008

Le ''lobby écolo'' s'affirme sur la scène mondiale

Le ''lobby écolo'' s'affirme sur la scène mondiale
Laurence CaramelLe Monde (France)Le 10-10-2008 (Publié sur internet le 14-10-2008)

A Barcelone (Espagne), où se réunit le Congrès mondial de la nature, du 5 au 14 octobre, la crise financière est en toile de fond des discussions car tout le monde pressent que l'environnement en sera l'une des victimes collatérales...

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A Barcelone (Espagne), où se réunit le Congrès mondial de la nature, du 5 au 14 octobre, la crise financière est en toile de fond des discussions car tout le monde pressent que l'environnement en sera l'une des victimes collatérales. Ce rassemblement organisé tous les quatre ans par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) est l'un des meilleurs baromètres des espoirs et des rancoeurs de cette communauté des défenseurs de l'environnement. Peu connue du grand public, hormis pour la publication annuelle de la liste rouge des espèces menacées, l'UICN constitue le plus ancien - il vient de fêter ses soixante ans - et le plus vaste réseau des associations dédiées à la nature. Le plus influent aussi : Un club où beaucoup de choses se décident, croit savoir Mamadou Diallo, qui a longtemps représenté l'Afrique de l'Ouest au sein de cette organisation atypique. Car ce vaste lobby écolo réunit des ONG, des Etats et s'appuie sur plus de 11.000 experts scientifiques.

L'article en entier:

http://www.infosdelaplanete.org/4627/le-lobby-ecolo-s-affirme-sur-la-scene-mondiale.html

jeudi 16 octobre 2008

La Liste Rouge de l’UICN révèle la crise d’extinction des mammifères

La Liste Rouge de l’UICN révèle la crise d’extinction des mammifères
IUCN - Union Mondiale pour la Nature (Monde)Le 06-10-2008 (Publié sur internet le 14-10-2008)
  • L’évaluation la plus complète jamais réalisée des mammifères de la planète confirme la crise d’extinction : une espèce sur quatre est en danger de disparition, d’après la Liste Rouge de l’UICN des espèces menacées™ qui a été dévoilée lors du Congrès mondial de la nature de l’IUCN à Barcelone, Espagne.
  • La nouvelle évaluation mondiale des mammifères indique qu’au moins 1.141 espèces sur les 5.487 mammifères de la planète sont menacées d’extinction. Au moins 76 mammifères se sont éteints depuis l’an 1500. Cependant, les résultats montrent aussi que les efforts de conservation peuvent inverser la situation d’espèces proches de l’extinction : 5% des mammifères actuellement menacés montrent des signes de rétablissement à l’état sauvage.
Au cours de notre vie, des centaines d’espèces pourraient disparaître en raison de nos propres actions, ce qui constitue un signe alarmant sur l’état des écosystèmes où elles vivent, indique Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. Nous devons établir des objectifs précis pour l’avenir afin d’inverser la tendance et éviter de laisser comme héritage la disparition d’un grand nombre de nos parents les plus proches.
  • La situation réelle pourrait être bien pire, puisque 836 mammifères sont classés dans la catégorie données insuffisantes. Des informations plus approfondies pourraient faire état de menaces pour un nombre plus élevé d’espèces.
  • En réalité, le nombre de mammifères menacés pourrait atteindre 36%, indique Jan Schipper, de Conservation International, auteur principal d’un article à paraître dans Science. Ceci indique que des actions de conservation étayées par la recherche devraient être clairement prioritaires à l’avenir, non seulement pour améliorer les données et évaluer les dangers relatifs à ces espèces mal connues, mais aussi pour explorer des moyens permettant de restaurer des espèces et des populations menacées.
Les résultats indiquent que 188 mammifères se trouvent dans la catégorie la plus menacée – en danger critique d’extinction – parmi lesquels le lynx ibérique (Lynx pardinus), dont la population ne comprend que 84 à 143 adultes et continue de décliner en raison de la raréfaction de sa proie principale, le lapin européen (Oryctolagus cuniculus).
  • Le cerf du père David (Elaphurus davidianus) d’origine chinoise, est classé dans la catégorie éteint à l’état sauvage. Cependant, les populations vivant en captivité et en semi-captivité se sont accrues depuis quelques années et il se peut que l’on puisse procéder dans un proche avenir à une réintroduction dans la nature. Il est peut-être trop tard, en revanche, pour sauver les 29 espèces additionnelles classées en danger critique d’extinction, peut-être éteintes, parmi lesquelles le petit hutia de Cuba (Mesocapromys sanfelipensis), qui n’a pas été observé depuis près de 40 ans.
  • Près de 450 espèces de mammifères sont classées en danger, dont le diable de Tasmanie (Sarcophilus harrisii), passé de la catégorie préoccupation mineure à en danger après un déclin de plus de 60% de sa population mondiale dans la dernière décennie en raison d’une tumeur cancéreuse faciale transmissible et fatale.
  • Le chat viverrin ou chat pêcheur (Prionailurus viverrinus), qui vit en Asie du sud-est, est passé de vulnérable à en danger à cause de la destruction d’habitats dans les zones humides. Le phoque de la Caspienne (Pusa caspica) est également passé de vulnérable à en danger. Sa population a diminué de 90% depuis un siècle et continue de décroître, en raison d’une chasse non durable et de la dégradation des habitats.
  • La destruction et la dégradation des habitats touchent 40% des mammifères de la planète. Le phénomène est plus grave en Amérique Centrale et du Sud, en Afrique Orientale et Centrale, à Madagascar et en Asie du Sud et du Sud-est. Les prélèvements excessifs contibuent à la disparition des grands mammifères, en Asie du Sud-est, mais aussi dans certaines régions d’Afrique et d’Amérique du Sud.
  • Le sengi à face grise ou musaraigne-éléphant (Rhynchocyon udzungwensis) n’a été observé que dans deux forêts des monts Udzungwa en Tanzanie. Toutes deux sont intégralement protégées mais elles sont vulnérables aux incendies. L’espèce, décrite pour la première fois cette année, a été classée dans la catégorie vulnérable.
  • Malgré tout, il y a également des bonnes nouvelles. L’évaluation mondiale des mammifères montre que des espèces peuvent se rétablir grâce à des efforts concertés de conservation. Le putois à pieds noirs (Mustela nigripes) est passé d’ éteint à l’état sauvage à en danger, après une réintroduction réussie par le Fish and Wildlife Service des Etats-Unis dans huit Etats de l’ouest américain et au Mexique entre 1991 et 2008. De même, le cheval sauvage (Equus ferus) est passé d’ éteint à l’état sauvage à en danger critique d’extinction cette année, après des réintroductions réussies en Mongolie depuis le début des années 1990.
  • L’éléphant d’Afrique (Loxodonta africana) est passé de vulnérable à quasi menacé, quoique son statut varie considérablement à l’intérieur de son aire de répartition. Cette évolution reflète l’accroissement actuel de populations importantes d’Afrique australe et orientale, qui se poursuit. Cet accroissement compense les éventuels déclins pouvant se produire ailleurs.
  • Plus nous attendons, plus cela coûtera cher de prévenir des extinctions futures, indique Jane Smart, Directrice du Programme des espèces de l’UICN. A l’heure actuelle nous savons quelles espèces sont menacées, quelles sont les menaces et où elles se trouvent ; nous n’avons plus d’excuses pour regarder en spectateurs sans rien faire.
  • Le projet d’évaluation des mammifères de la planète a été réalisé avec l’aide de plus de 1.800 scientifiques de plus de 130 pays. Il a été rendu possible par le travail bénévole des groupes de spécialistes de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN et par des collaborations entre des institutions et des universités de premier plan, notamment Conservation International, la Sapienza Università di Roma, l’Université de l’Etat de l’Arizona, l’Université du Texas A&M, l’Université de Viriginie et la Société zoologique de Londres.
Les mammifères ne sont pas les seuls
  • Au total, la Liste Rouge de l’UICN comprend maintenant 44.838 espèces, dont 16.928 sont menacées d’extinction (38%). Parmi ces dernières, 3.246 se trouvent dans la catégorie la plus menacée, en danger critique d’extinction, 4.770 sont en danger et 8.912 vulnérables à l’extinction.
  • De nouveaux groupes d’espèces sont apparus sur la Liste Rouge de l’UICN pour la première fois, accroissant ainsi la diversité et la richesse des informations. Les mygales indiennes, très prisées par les collectionneurs et menacées par le commerce international d’animaux de compagnie, font leur première apparition sur la Liste Rouge de l’UICN. Elles sont confrontées à la perte d’habitats en raison de l’urbanisation et de la construction de routes. Ainsi, la mygale ornementale de Rameshwaram (Poecilotheria hanumavilasumica), est classée en danger critique d’extinction, car son habitat naturel est presque totalement détruit.
  • Pour la première fois, la totalité des 161 espèces de mérou ont été évaluées, parmi lesquelles 20 sont menacées d’extinction. Le mérou corallien ou mérou à queue carrée (Plectropomus areolatus) vivant dans les récifs coralliens de la région indo-pacifique, se trouve maintenant dans la catégorie vulnérable. Très prisé pour sa chair, ce mérou est surpêché sur ses sites de frai, une menace importante pour de nombreuses espèces de mérou.
  • Les amphibiens sont aussi confrontés à une crise d’extinction : 366 espèces ont été ajoutées à la Liste Rouge de l’UICN cette année. 1.983 espèces, soit 32%, sont maintenant en danger ou éteintes. Au Costa Rica, le crapaud de Holdridge (Incilius holdridgei), une espèce endémique, est passé de en danger critique d’extinction à éteint. Malgré des études très poussées, il n’a pas été observé depuis 1986.
Les nouveaux reptiles évalués cette année incluent le lézard géant de La Palma (Gallotia auaritae). Trouvé sur l’île de La Palma aux Canaries et considéré comme éteint depuis 500 ans, il a été redécouvert l’année dernière et se trouve maintenant en danger critique d’extinction. Le crocodile de Cuba (Crocodylus rhombifer), autrefois en danger, est aussi maintenant en danger critique d’extinction. Sa population décline du fait de la chasse illicite pour sa viande et sa peau, utilisée pour la fabrication de vêtements.
Le Dow Jones de la biodiversité
  • L’indice Liste Rouge échantillonné (SRLI) est une nouvelle initiative de la Liste Rouge de l’UICN, mise au point en collaboration avec la Société zoologique de Londres. Elle va permettre une véritable révolution dans notre compréhension de l’état de conservation des espèces de la planète.
  • Cet outil tire un échantillon aléatoire d’espèces d’un groupe taxonomique donné pour calculer les tendances des risques d’extinction à l’intérieur de ce groupe, un peu comme un sondage des électeurs à la sortie des urnes permet de calculer les tendances du vote. Il est ainsi possible de suivre le destin de ces espèces, comme le Dow Jones suit l’évolution des marchés financiers.
  • Même si le nombre d’espèces couvertes par la Liste Rouge de l’UICN s’accroît chaque année, les évaluations étaient jusque-là généralement restreintes aux groupes les plus connus, notamment les oiseaux et les mammifères. De ce fait, jusqu’à présent, on connaissait le statut de conservation de moins de 4% de la biodiversité décrite de la planète .
  • Il n’est plus possible de continuer à fonder des décisions de conservation sur un sous-ensemble aussi restreint d’espèces. L’indice echantillonné SRLI, plus représentatif de la biodiversité mondiale, permet d’obtenir un aperçu plus complet de la situation.
En matière de conservation, nous sommes en train de sortir des ténèbres de l’ignorance : nous n’avions de données que pour un sous-ensemble limité d’espèces, indique Jonathan Baillie, Directeur des programmes de conservation de la Société zoologique de Londres (ZSL). A l’avenir, nous allons élargir nos connaissances à une plus grande variété de groupes d’espèces, ce qui permettra de conseiller et d’aider les décideurs d’une façon plus objective et plus représentative.
  • Mis au point pour élargir les types d’espèces traités par la Liste Rouge de l’UICN, le SRLI utilise un échantillon d’au moins 1500 espèces de plusieurs groupes afin de déterminer les tendances en matière de risque d’extinction. Tous les oiseaux, les amphibiens et les mammifères ont déjà été évalués pour la Liste Rouge de l’UICN. Les premiers résultats du SRLI sont publiés cette année et incluent des espèces de reptiles, permettant d’obtenir un aperçu plus précis de la situation des vertébrés terrestres, ainsi que d’autres groupes moins connus, comme les crabes d’eau douce.
  • L’un des crabes d’eau douce récemment évalués, Afrithelphusa monodosa, vivant en Afrique de l’Ouest, était totalement inconnu des scientifiques jusqu’à une date très récente. Le premier spécimen vivant a été trouvé en 2005 ; il est classé en danger en raison des perturbations subies par les habitats et de la déforestation liée à l’agriculture dans les écosystèmes forestiers de la Haute-Guinée.
  • A l’avenir, le SRLI échantillonnera d’autres groupes moins connus : coléoptères, mollusques, champignons, lichens et un certain nombre d’espèces végétales (bryophytes, monocotylédones, dicotylédones). Dans les années à venir, ce nouvel outil, qui peut être considéré comme l’indice Dow Jones de la biodiversité, nous permettra d’obtenir un aperçu plus précis du statut de l’ensemble des espèces de la planète, au-delà des espèces à fourrure et à plumes.
Avec le temps, grâce à la rigueur de ses méthodes, la Liste Rouge de l’UICN est devenue la norme d’or internationale pour le suivi du statut de conservation et des tendances des espèces, ainsi que des risques qui pèsent sur elles dans le monde entier, rappelle Holly Dublin, Présidente de la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) de l’UICN. La CSE est la Commission la plus grande et la plus ancienne de l’UICN ; ses membres sont fiers d’avoir mis à la disposition du monde entier, grâce à leurs connaissances et à leurs compétences, un outil de conservation aussi extraordinaire.
Sur le site de Planète Urgence:

Monde : Il manque 18 millions d'instituteurs

Dans le Monde : Il manque 18 millions d'instituteurs
Brigitte PeruccaLe Monde (France)Le 04-10-2008 (Publié sur internet le 14-10-2008)

Le monde manque d'instits : 18 millions d'enseignants supplémentaires sont nécessaires pour parvenir à l'éducation primaire pour tous d'ici à 2015, un des huit Objectifs du millénaire fixés par les Nations unies. L'Unesco et l'Internationale de l'éducation - qui regroupe les organisations syndicales de la profession - sonnent le tocsin à l'occasion de la Journée mondiale des professeurs, célébrée dimanche 5 octobre.

Ce chiffre qui donne le vertige résulte d'un croisement entre quelques paramètres : le nombre d'enfants privés d'école d'abord, soit environ 10% des 6 à 12 ans en âge d'être scolarisés ; les prévisions démographiques ensuite ; les départs en retraite des enseignants aussi ; un ratio de 40 élèves pour un enseignant, enfin, taux d'encadrement retenu par l'Unesco.

Cette projection pessimiste ne doit cependant pas masquer le gigantesque pas en avant accompli ces dernières années. En moins de dix ans, on est passé de 103 à 75 millions d'enfants non scolarisés, une dynamique qui n'a pas de précédent historique, assure Nicolas Burnett, sous-directeur général pour l'éducation de l'Unesco. Mais une dynamique qui semble aujourd'hui enrayée sinon menacée par d'autres facteurs, plus profonds et plus graves que la pénurie d'instituteurs.
La suite :

L'économie ''verte'' promet des millions d'emplois

L'économie ''verte'' promet des millions d'emploi
Laurence CaramelLe Monde (France)Le 25-09-2008 (Publié sur internet le 14-10-2008)

La croissance verte n'est pas l'ennemie de l'emploi. Au contraire. Le jugement est rendu par l'arbitre le plus intraitable en la matière, l'Organisation internationale du travail (OIT), et s'appuie sur l'inventaire le plus exhaustif jamais réalisé des emplois verts dans le monde. Ce rapport, intitulé ''Pour un travail décent dans un monde durable à faibles émissions de carbone'', publié mercredi 24 septembre, a été élaboré conjointement avec le Programme des Nations unies pour l'environnement et le Worldwatch Institute. Il évalue à l'horizon 2030 le potentiel d'emplois que porte la mutation - encore timide - vers une économie moins polluante.

-Ces emplois verts à venir, qui contribuent à la préservation ou au rétablissement de la qualité de l'environnement, selon la définition retenue, se comptent en dizaines de millions. Si, comme dans toute transition, il y aura entre les différents secteurs d'activité des gagnants et des perdants, le bilan sera au bout du compte positif, affirme le rapport. C'est notre contribution à la négociation internationale sur le climat, résume Peter Poschen, conseiller pour le développement durable à l'OIT. Ce rapport montre qu'une mutation vers une économie pauvre en carbone n'est pas un danger pour l'emploi. Autrement dit, les gouvernements ne peuvent avancer cet argument pour se soustraire à l'effort collectif que réclament la lutte contre le changement climatique et la dégradation de l'environnement.

Environ une centaine de millions d'emplois sont aujourd'hui générés par les énergies renouvelables, les activités de recyclage, de traitements des déchets, les nouveaux modes de construction... C'est peu au regard des 3 milliards d'actifs que compte la planète mais toutes ces activités sont en forte croissance. Le marché des produits et des services environnementaux est évalué à 1 370 milliards de dollars par an aujourd'hui. Il devrait doubler d'ici à 2020. En Allemagne, le secteur des technologies de l'environnement devrait quadrupler pour atteindre 16 % de la production industrielle d'ici à 2030. Il fournirait alors plus d'emplois que les secteurs de l'automobile et de la machine-outil réunis, les deux vitrines de l'industrie outre-Rhin.

Dans son plaidoyer, l'OIT montre qu'abandonner les énergies fossiles ou mettre en oeuvre une politique d'économies d'énergie dans l'habitat tout en s'attaquant à deux des principales sources d'émissions de gaz à effet de serre se traduiraient par une croissance plus riche en emplois. Le secteur des énergies renouvelables crée déjà, au niveau mondial, plus de nouveaux postes que ceux générés chaque année par les secteurs produisant de l'énergie à partir de ressources fossiles. Les centrales à charbon sont de plus en plus gigantesques et utilisent de moins en moins de main-d'oeuvre, observe le rapport. En Chine, par exemple, là où 1.000 ouvriers étaient autrefois nécessaires pour produire 100 mégawatts, il n'en faut plus que 270 pour une production dix fois supérieure.

A l'inverse, toutes les études réalisées sur les énergies renouvelables démontrent une plus forte intensité en main-d'oeuvre, le premier prix revenant à la production d'énergie solaire photovoltaïque. Cette technologie a en plus, aux yeux de l'OIT, le mérite d'être accessible aux populations pauvres privées d'électricité. Nous cherchons depuis vingt ans comment dépasser le coût insurmontable que réprésente, dans les régions déshéritées, le coût d'un raccordement à des réseaux électriques classiques. Les renouvelables nous donnent une des clés de la solution. Et lèvent ainsi un des principaux obstacles au développement, observe Peter Poschen. Au Bangladesh, le fondateur du microcrédit et Prix Nobel de la paix, Muhammad Yunus, a aidé 100.000 foyers ruraux à s'équiper de systèmes solaires domestiques. Un million de familles pourraient en bénéficier d'ici à 2015.

Pour autant, l'OIT ne verse pas dans une vision angélique de l'économie verte. La défense des droits du travail reste le fondement de sa mission, et elle sait pointer les pratiques condamnables observées dans le secteur des agrocarburants ou dans les métiers du recyclage qui emploient des millions de personnes dans les pays en développement. Elle reconnaît que cette révolution verte se heurte déjà à deux problèmes : son financement et une pénurie de main-d'oeuvre qualifiée dont se plaignent l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l'Australie, le Brésil, la Chine... La crise financière mondiale risque, qui plus est, de geler bon nombre d'investissements.

A moins que les gouvernements ne décident qu'ils auraient finalement tout à gagner à relancer l'économie en traitant les maux de la planète. Il y a quelques jours, des chercheurs de l'université du Massachusetts ont suggéré à George Bush d'opter pour une relance verte. Avec de solides arguments en ces temps de campagne électorale. Pour 100 milliards de dollars investis dans des technologies propres, ces chercheurs promettent d'ici deux ans, outre une moindre dépendance énergétique du pays, 2 millions d'emplois, soit quatre fois plus, disent-ils, que si cet argent était investi dans l'industrie pétrolière, et 300.000 de plus que s'il était distribué sous forme de baisse d'impôts aux contribuables.

dimanche 12 octobre 2008

Greenpeace rend publique une liste de navires impliqués dans la pêche pirate

Greenpeace rend publique une liste de navires impliqués dans la pêche pirate

Paris, 3 octobre 2008 - Greenpeace met en ligne une base de données indépendante des bateaux et armateurs impliqués dans la pêche illégale, non régulée, non déclarée (INN). Cette « liste noire » a été constituée à partir d'informations issues de l'industrie de la pêche, d'autorités gouvernementales et de données collectées dans les ports et en mer par des ONG dont Greenpeace.

Face cachée du monde de la pêche industrielle, la pêche pirate pèse plusieurs milliards de dollars. Elle met en péril la biodiversité marine et la sécurité alimentaire de populations dont l'apport en protéines provient exclusivement des produits de la mer. Le butin de ces flottilles se retrouve d'ailleurs pour partie sur les marchés des pays du nord.

« Chaque année, on constate que de nombreux navires pêchent illégalement sur tous les océans du globe. Mais l'absence de volonté politique et de ressources dédiées à l'application des réglementations dans beaucoup d'Etats côtiers fait que la plupart d'entre eux continuent de pêcher en toute impunité, affirme François Chartier, chargé de campagne Océans à Greenpeace France. Cela ne sert à rien de demander poliment à ces bateaux d'arrêter de pêcher en dehors des lois. Nous avons besoin de règles strictes qui empêchent la pêche pirate et sanctionnent ceux qui s'en rendent coupables ».

Cette nouvelle base de données enrichit celle lancée par Greenpeace en 2007 qui contenait uniquement les bateaux recensés par les organisations régionales de gestion des pêches et les gouvernements. « Les listes officielles sont très limitées et ne contiennent pas certaines informations fondamentales comme le nom des entreprises propriétaires des bateaux impliqués dans la pêche pirate ».

Greenpeace demande à la filière des produits de la mer de ne pas s'approvisionner auprès d'entreprises inscrites sur cette liste noire.

Pour lutter efficacement contre la pêche pirate, Greenpeace préconise la création par les Nations Unies d'un « Interpol des mers », un organisme ayant accès immédiat à une base de données internationale regroupant l'ensemble des navires et entreprises impliqués dans la pêche pirate. « Le premier pas pour s'assurer que le marché n'écoule pas de poissons issus de la pêche pirate est de permettre aux acheteurs d'identifier les entreprises impliquées dans ce type de pêche », conclut François Chartier.

Pour mettre fin à la surpêche, Greenpeace milite pour la création d'un réseau de réserves marines couvrant 40% de la surface marine mondiale où la pêche serait interdite. Sur les 60% restants, une gouvernance permettant une pêche durable doit être mise en place.

La liste noire est consultable sur

http://blacklist.greenpeace.org

samedi 11 octobre 2008

Salon de l'auto : Greenpeace dénonce les constructeurs allemands qui sabotent la législation sur le C02 des voitures

Salon de l'auto : Greenpeace dénonce les constructeurs allemands qui sabotent la législation sur le C02 des voitures

Article de GREENPEACE 04/10/08

France — Paris, le 4 octobre 2008 - Samedi 4 octobre, jour de l'ouverture au public du Mondial de l'auto de Paris, Greenpeace dénonce l'attitude des constructeurs qui prétendent se soucier d'environnement mais sabotent la réglementation européenne sur les émissions de CO2 des automobiles, qui doit être bouclée avant fin 2008.

http://www.greenpeace.org/france/news/salon-de-l-auto-greenpeace-d

mercredi 8 octobre 2008

GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT : LE DEBAT DE TOUS LES DANGERS

GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT : LE DEBAT DE TOUS LES DANGERS
Cap21/Mouvement Démocrate
  • Le Grenelle de l’Environnement arrive enfin dans sa phase législative avec l’examen du projet de loi Grenelle 1 par les parlementaires, un texte ambitieux pour amorcer les changements culturels nécessaires qu’impose l’urgence écologique à moins que les lobbies à la manœuvre n’en réduisent la portée comme peuvent le laisser craindre un certain nombre d’amendements déposés.
  • A l’examen du travail de la Commission des affaires économiques, CAP21, parti fondateur du Mouvement Démocrate présidé par Corinne Lepage manifeste sa plus vive opposition à certains amendements totalement contraires à l’esprit du Grenelle :
  • - l’amendement Ollier/Poignant/Vautrin qui permet de relever le seuil de 50 kwh/m2/an pour les constructions neuves en fonction du bilan en gaz à effet de serre de l’énergie retenue, amendement destiné à réhabiliter le chauffage électrique provenant du nucléaire, peu émetteur en gaz à effet de serre. Pour Eric Delhaye, président délégué de CAP21, « développer le chauffage électrique c’est créer des consommations de pointe qui nécessitent, pour pouvoir y répondre, que l’on fasse fonctionner des centrales thermiques au charbon, gaz ou fuel, émettrices de gaz à effet de serre. Si cet amendement est adopté, nous produirons l’effet contraire à celui recherché, nous serons en état d’ébriété énergétique plutôt que dans la voie d’une plus grande sobriété ! ».
  • - Les amendements Gatignol, qui visent à réduire la portée de l’objectif de réduction de moitié des usages des produits phytosanitaires en agriculture dans un délai de 10 ans. Pour Corinne LEPAGE, « il faut y voir une nouvelle fois la marque des lobbies agrosemenciers et il est à craindre que la France reste encore longtemps le deuxième utilisateur mondial de pesticides au détriment de la santé de nos concitoyens. »
  • -l’amendement Gatignol qui remet en cause l’ouverture systématique des instances d’évaluation et d’expertise à la société civile. Pour Eric Delhaye, « le projet de loi ne contient d’ailleurs aucune mesure sur la protection des lanceurs d’alerte et botte en touche sur l’expertise alors que cette question s’était imposée dans les discussions du Grenelle » Ainsi la proposition de création d’une Haute Autorité de protection de l’alerte et de l’expertise issue du Grenelle et reprise par Corinne Lepage dans son rapport sur la gouvernance écologique s’est évaporée.
CAP21 regrette aussi que les trames verte et bleue (continuités écologiques) introduites dans le droit de l’urbanisme ne soient pas opposables de manière formelle. Selon Corinne Lepage, « le respect de la biodiversité et la compréhension de l'importance majeure du service rendu par la nature sont ainsi renvoyés à des temps meilleurs ».CAP21 apporte par contre son soutien aux amendements qui visent à passer la part des énergies renouvelables à 23 % et non 20 %, conformément à l’objectif posé à la France dans le paquet européen Climat Energie, à défendre l’objectif communautaire de 120 g de CO2/km pour les véhicules particuliers d’ici 2012 au lieu de 130g inscrit dans le projet de loi, à interdire formellement la vente de lampes à incandescence fin 2010, engagement du Grenelle, à mettre en cohérence la réalisation des plans climat-énergie territoriaux avec les autres documents de planification territoriale (SCOT, PDU, PLH) ou à ouvrir les investissements pour le fret fluvial au-delà du projet du canal grand gabarit Seine Europe.
  • -CAP21 attend par ailleurs avec attention le projet de loi Grenelle 2 qui doit porter sur la mise en œuvre opérationnelle du Grenelle ainsi que la loi de finance car dans le contexte de crise actuelle et à fiscalité constante, de nombreuses questions restent en suspens sur les moyens qui seront alloués pour atteindre les objectifs fixés : comment sera financée la rénovation de l’habitat social alors qu’il faut dans le même temps produire du logement social, quels moyens seront alloués à la formation des artisans du bâtiment, comment sera favorisée la conversion vers l’agriculture biologique, comment sera accompagné le développement des transports collectifs ou du fret fluvial et ferroviaire ? Seule une fiscalité écologique favorisant les investissements écologiquement responsables peut soutenir de telles ambitions et encourager une économie verte mais la voie semble étroite…. CAP21 espère que la France ne ratera pas ce rendez-vous tant attendu et concrétisera les engagements du Grenelle, issus d’un consensus large et d’un travail approfondi.

le collectif Non à Edvige refuse la nouvelle version du décret EDVIGE et demande à rencontrer la Cnil

Le collectif Non à Edvige refuse la nouvelle version du décret et demande à rencontrer la Cnil
Communiqué du Collectif « Non à EDVIGE » 7 octobre 2008

Ni 1.0., ni 2.0. : le 16 octobre, nous dirons tous « Non à EDVIGE »

À Paris comme dans toutes les régions de France, citoyens et élus diront « Non à EDVIGE » au cours de rassemblements organisés par le Collectif national et par un nombre croissant de Collectifs locaux.

Le Collectif a pu avoir connaissance de l’ensemble des documents transmis à la CNIL pour avis par le gouvernement. Un projet de texte portant retrait du décret EDVIGE en fait bien partie, malgré les petites cachotteries mesquines du ministère de l’Intérieur qui n’avait transmis sciemment qu’une partie des documents aux organisations syndicales membres du Collectif.

Cette nouvelle version est le résultat de la première vague d’une formidable mobilisation citoyenne. Cette mobilisation va se poursuivre et se manifester avec force le 16 octobre pour dire « Non à EDVIGE », parce que la version 2.0 n’est pas plus acceptable que la version 1.0.

Plusieurs aspects importants et tout aussi dangereux demeurent dans la version 2.0.
Deux finalités très différentes sont toujours amalgamées : enquêtes administratives et suspicion de risques pour la sécurité publique. Par ailleurs rien n’indique que le fichage départemental des « personnalités » sera dénué de tout danger puisqu’aucun texte n’est encore paru à ce sujet.
Les enfants sont toujours fichés, dès 13 ans, avec un « droit à l’oubli » en trompe l’oeil. La Défenseure des enfants souligne d’ailleurs dans son avis sur le projet EDVIGE 2.0 que, « tant par le contenu des informations qui seront conservées, que par la durée de conservation des données et leur droit de vérification ainsi que d’éventuelle rectification par le mineur ou ses parents ou représentants légaux », ce texte lui parait « encore en contradiction avec les exigences de la Convention internationale des droits de l’enfant notamment en ce qui touche la protection de leur vie privée et le droit d’accès et d’opposition aux données les concernant ».
Les enfants comme les adultes sont toujours fichés sur de simples suspicions, sans avoir commis aucune infraction, et sans même que ces suspicions reposent sur « le recours ou le soutien actif apporté à la violence » qu’ils manifesteraient, comme le spécifiait la formulation du décret de 1991.
Des données extrêmement sensibles sont toujours collectées et traitées : origines « raciales » ou ethniques, opinions philosophiques, politiques ou religieuses et appartenance syndicale. Le scandale des services de renseignement cherchant à savoir si « des gens de confession autre que chrétienne » font partie du personnel d’une collectivité locale, récemment dévoilé par la Région Rhône-Alpes, vient confirmer s’il en était besoin que les inquiétudes exprimées par les signataires de l’Appel « Pour obtenir l’abandon d’EDVIGE » sont loin de relever du fantasme.
La ministre de l’Intérieur s’en défend maladroitement, invoquant une « initiative individuelle ». Mais de telles initiatives sont toujours à craindre, avec l’étendue des personnels pouvant consulter le fichier, couplée à la « culture du chiffre » d’une logique techno-policière qui ne reconnaît plus aucun garde-fou.
Des représentants du Collectif « Non à EDVIGE » seront reçus par le président de la CNIL le 8 octobre prochain et lui exposeront leurs arguments sur tous ces points avant que la Commission rende son avis au gouvernement sur le projet EDVIGE 2.0.
Le Collectif national tiendra une conférence de presse le 14 octobre pour annoncer les manifestations du 16 octobre, journée nationale de l’expression du « Non à EDVIGE ».
Au-delà du 16 octobre, la mobilisation se poursuivra pour élargir la réflexion des citoyens à la question du fichage des personnes sous toutes ses formes et de l’atteinte aux libertés individuelles, éternelles sacrifiées sur l’autel de la sécurité.